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Baisse du prix du pétrole : tous les acteurs de l'économie en profitent

REPLAY / ÉDITO - Le prix du pétrole est au plus bas. Pour une fois, le pactole va bénéficier à tout le monde.

Baisse du prix du pétrole : tous les acteurs de l'économie en profitent
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Baisse du prix du pétrole : tous les acteurs de l'économie en profitent
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Loïc Farge
Loïc Farge

Le pétrole baisse : on commence à le voir à la pompe. D'un point de vue global, c’est une bonne nouvelle pour notre économie. Les mauvais coucheurs parleront de déflation. Oubliez-les ! La chute de l’or noir, c’est en un an un allègement de 20 milliards d'euros de notre facture énergétique. C’est considérable et probablement  plus efficace que le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) du gouvernement. Mieux encore : ce pétrole pas cher va générer quasiment la moitié du petit point de croissance que nous allons constater en 2015. Mais le bouquet final, c’est que cette chute vertigineuse - qui n’a absolument pas été anticipée par les experts (le baril valait 110 dollars il y a dix-huit mois, 37 dollars aujourd'hui) - profite à tout le monde.

Des gagnants et des perdants

Le partage du pactole ne laisse quasiment aucun acteur de côté. Nos finances publiques vont colmater un coin de notre très lourd déficit commercial. Les entreprises, dont les marges sont dopées, retrouvent du tonus. Les ménages, pour qui un litre de gazole à 1 euro c’est 25% de gain en pouvoir d’achat, s'y retrouvent aussi. D'ores et déjà, ce recul des prix équivaut à 7 milliards d'euros qui restent dans les poches des Français.

Il y a quand même des perdants dans cet effondrement des prix. Nous ne sommes pas dans un monde parfait. Les deux principales victimes sont le Trésor public et la filière pétrolière. Bercy d'abord : une énergie peu coûteuse écrase l’inflation, et des prix qui stagnent c’es moins de recettes de TVA notre principal impôt. C’est aussi des aides aux énergies renouvelables coûteuses et actuellement encore moins compétitives.

Quant à la filière pétrolière, tous nos champions sont affectés. Ils n’investissent plus, ils gèlent leurs embauches et leurs grands fournisseurs de services commencent à céder des expertises rares mais sans affectation, comme notre flotte de bâtiments de recherche sismique ou des droits d’exploration.

Retour de balancier inévitable

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Cette aubaine devrait durer au moins jusqu'à la fin de 2016, car tous les facteurs qui l’ont créée sont en place. Mais comme les arbres de la Bourse ne montent jamais au ciel, les forages des pétroliers ne descendent mais en enfer. L’offre de brut aujourd'hui est abondante à cause du ralentissement de l’économie mondiale, mais elle reste une denrée rare. Le balancier va nécessairement revenir. La seule inconnue, c’est quand.

Le bloc-notes

Alors que les partis politiques et les syndicats tergiversent sur un plan d'urgence pour l'emploi, la Grande-Bretagne a créé un demi-million d'emploi nets en un an. Le taux de chômage y est de 5,2%. Neuf emplois sur dix sont des postes de salariés de qualité.

La note du jour

14/20 à Valéo qui devient numéro deux mondial de la télématique automobile grâce au rachat de l'allemand Peiker.

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