2 min de lecture Suicide

Villefontaine : "Je suis en colère, nos enfants ne seront jamais reconnus comme des victimes", lance un père de famille

REPLAY / INVITÉ RTL - À la suite du suicide du directeur de Villefontaine, Sébastien exprime sa colère et dénonce un manque de surveillance.

Christelle Rebiere L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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Villefontaine : "Nous ne pourrons jamais tourner la page et commencer à se reconstruire", lance un père de famille Crédit Image : PHILIPPE DESMAZES / AFP | Crédit Média : Vincent Parizot,Christelle Rebière | Durée : | Date :
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Serge Pueyo et Ana Boyrie

Les parents des victimes sont révoltés. L'ancien directeur de Villefontaine en Isère accusé de pédophilie s'est suicidé dans sa cellule dans la prison de Corbas près de Lyon. Romain Farina, 46 ans, s'est pendu. Sa mise en examen pour viol remonte à un an, mais de nouvelles informations ont été révélées la semaine dernière. Le directeur avait filmé les agressions sur ses élèves. Avec la mort de l'accusé, la justice va s'éteindre, il ne pourra pas y avoir de procès

Sébastien Lopez, le père d'une des petites victimes clame sa colère : "J'ai envie de tout niquer, je deviens fou". En se suicidant, le directeur "est parti en tant que présumé innocent (...) Je suis perturbé". En ce qui concerne sa petite fille, Sébastien l'a tenue au courant des faits. "On lui a dit que le monsieur qui lui avait fait du mal, son ancien professeur était décédé, qu'il s'était tué en prison, qu'il était mort". Selon ce dernier, sa fille s'en fichait et était "contente qu'il soit mort" : "Je suis fier de ma fille en ce sens-là".

Le père déplore malgré tout l'impossibilité de jugement car "nos enfants ne seront jamais reconnus comme des victimes". Un fait dur à accepter, car les parents attendaient ce procès avec impatience, dans un besoin de réponses. Mais Sébastien Lopez ne compte pas en rester là. "Je vais intenter une action au Tribunal contre la pénitentiaire (...) et poursuivre l'État pour faute lourde", annonce-t-il.

Une surveillance insuffisante

Sébastien considère que l'accusé aurait dû être davantage surveillé, ayant "déjà tenté de mettre fin à ses jours en août dernier". "Ils étaient donc prévenus", ajoute-t-il. Accompagné de plusieurs parents, Sébastien avait fait la demande d'une meilleure surveillance, mais "on ne nous a jamais répondu". Il estime qu'une surveillance rapprochée était "la moindre des choses (...) en particulier pour cet homme-là". Il regrette qu'une fois de plus, on soit face à des "dysfonctionnements au sein de l'administration pénitentiaire", ainsi qu'au ministère de la Justice.

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La mort du directeur n'est pas un point final pour Sébastien, affirmant qu'il continuera à se battre. Néanmoins, l'impossibilité d'un procès reste une blessure. "Nous ne pourrons jamais tourner la page et commencer à se reconstruire", dit-il avec émotion. Ce père n'attendait pas d'excuses de la part du directeur, mais plutôt de comprendre. Il avait besoin "qu'il soit condamné et qu'il paye pour ses actes". 

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