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Un policier du RAID (archives)
Crédit : AFP PHOTO/JOEL SAGET
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La prise d’otages de l’Hyper Cacher, l’intervention contre Mohammed Merah à Toulouse ou encore l’arrestation des chefs historiques d’Action Directe à Virtry-aux-Loges. En trente ans d’existence, le Raid est intervenu à de nombreuses reprises sur le territoire lors d’opérations à hauts risques. Bernard Cazeneuve rend hommage ce vendredi 9 octobre à cette unité d’élite. Le ministre de l’Intérieur est attendu à Bièvres, où se situe le centre d’entraînement, pour souffler la trentième bougie de cette unité fondée par Robert Broussard lors d’une réunion entre fonctionnaires place Beauvau.
Prises d’otages, retranchements de forcenés, arrestations à hauts risques et lutte anti-terrorisme, tel est le quotidien de ces hommes en noir. Un quotidien marqué par certaines opérations spéciales, devenues historiques.
Le 19 décembre 1985 marque la fin de 34 heures d’angoisse à la Cour
d’assises de Nantes. Georges Courtois, un délinquant jugé pour braquage, prend alors en otage une trentaine de personnes parmi lesquelles
des magistrats, des jurés et des journalistes. Aidé par un certain Abdelkarim
Khalki, Georges Courtois prend la fuite à bord d’un véhicule avant d’être cerné
par les policiers du Raid, qui interceptent le fugitif à l’aéroport de Nantes.
Les quatre chefs historiques d’Action Directe, Jean-Marc Rouilland, Nathalie Ménigon, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, sont arrêtés dans une ferme près de Vitry-aux-Loges, dans le Loiret. L’unité d’élite met alors la main sur des armes, des explosifs et de nombreux documents de cette organisation qui avait revendiqué plus de 80 attentats dans les années 1980, avant d’être interdite pour apologie de la violence et de la lutte armée.
Triste date pour l’unité d’élite qui perd ses deux premiers
hommes lors d’une opération. Le Raid est appelé à Ris-Orangis, dans l’Essonne, pour
déloger Gérard Marillier, un forcené déséquilibré et lourdement armé. Lors de
l’assaut, l’agent de sécurité barricadé tire trois balles avec son fusil Mauser, touchant mortellement l’inspecteur divisionnaire Christian Caron et le
sous-brigadier Fernand Seither. Gérard Marililer, blessé par Christian Caron
dans l’échange de tirs, est maîtrisé quelques minutes plus tard.
C’est l’une des opérations historiques pour les hommes en noir. Erick Schmitt, un ancien militaire auto-surnommé "Human Bomb", s’est retranché dans une école maternelle à Neuilly, dans les Hauts-de-Seine. Avec lui ? Des enfants et une institutrice gardés en otage depuis 46 heures. Après deux jours de négociations, les policiers donnent l’assaut et tuent l’ancien militaire, qui portait une ceinture d’explosif sur lui. Aucun otage n'est blessé. Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly et ministre du Budget, était intervenu comme médiateur.
Au lendemain d'un tentative d'attentat à la voiture piégée devant un commissariat de Lille, le Raid donne l'assaut contre le "gang de Roubaix", responsable de différentes attaques ces derniers mois. L'intervention dans une maison à Roubaix est violente. La maison prend feu et quatre membres du gang sont retrouvés morts dans les flammes. Deux autres membres réussissent à prendre la fuite ce jour-là. La police belge prend le relais en tuant Christophe Caze, un Français, et en arrêtant Omar Zemmiri, qui était le propriétaire des lieux où a été donné l'assaut.
Cette arrestation met fin à quatre ans de cavale pour Yvan Colonna. Condamné pour l'assassinat du préfet Claude Érignac à Ajaccio le 6 février 1998 Yvan Colonna, qui se dit innocent, s'enfuit en mai 1999. Le 4 juillet 2003, les hommes du Raid l'arrêtent dans une bergerie de Corse-du-Sud, sur les hauteurs de Porto Polo.
Cette intervention marque la fin de dix jours de recherches après l'assassinat d'un premier militaire à Toulouse, le 11 mars, puis de deux autres, le 15 mars à Montauban. L'affaire prend une nouvelle ampleur avec la fusillade dans une école juive de Toulouse qui fera quatre morts dont trois enfants. Le suspect, Mohammed Merah,se retranche alors dans son appartement. Après plus de 32 heures de siège dans la rue de Sévigné, le Raid donne l'assaut et tue Merah d'une balle dans la tête. Trois policiers sont également blessés lors de l'assaut.
Deux jours après les attentats survenus dans la rédaction de Charlie Hebdo, le Raid et le GIGN travaillent main dans la main pour arrêter les frères Kouachi, retranchés dans l'imprimerie de Dammartin-en-Goëlle, et Amedy Coulibaly, auteur de la fusillade à Montrouge, retranchés dans la supérette Porte de Vincennes. Les deux assauts sont donnés simultanément. Le RAID pénètre alors dans l'Hyper Cacher et abat le terroriste de 32 ans qui avait lui même assassiné trois personnes lors de sa prise d'otages qui a duré plus de quatre heures.
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