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VIDÉO - Maxence, 6 ans, premier Français à être équipé d'une main imprimée en 3D

Né sans main droite, le petit Maxence bénéficie depuis le 17 août d'une prothèse imprimée en 3D, qui n'a nécessité aucune chirurgie.

Maxence, 6 ans, est le premier Français a être équipé d'une main imprimée en 3D.
Maxence, 6 ans, est le premier Français a être équipé d'une main imprimée en 3D.
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Les parents de Maxence sont émus de voir leur petit garçon avec sa main imprimée en 3D.
01:25
Marine Cluet & AFP

Il s'agit d'une première en France. Né sans main droite, Maxence, six ans, a reçu sous le regard ému de ses parents lundi soir 17 août, une main imprimée en 3D. Customisée par ses soins en orange, jaune et bleue et baptisée "SuperMax", cette prothèse ne nécessite aucune chirurgie. Elle s'attache avec du velcro et s'utilise comme un gant, la flexion du poignet permettant de plier les doigts.

Si Maxence peut désormais faire du vélo ou de la balançoire à deux mains, c'est grâce à cet homme : Thierry Oquidam. Détenteur d'une imprimante 3D, ce dernier a déjà réalisé bénévolement ce type de prothèse pour plusieurs enfant à l'étranger "et souhaiter en faire bénéficier un enfant en France" explique le père du jeune garçon Éric Contegal. C'est la fondation américaine e-NABLE, qui les a mis en relation. Thierry Oquidam, a qui il a fallu près de 10 heures de travail préparatoire, 24 heures d'impression et trois heures de montage, avait par ailleurs tenu à se rendre sur place pour voir le petit garçon essayer sa main de super-héros. "À chaque fois que je peux assister à ces moments-là, ça paye vraiment tout le travail accompli".

Aucun agrément médical

Pour ce dernier, l'intérêt de la prothèse 3D est vraiment le côté "fun" pour les enfants qui ont davantage l'impression de se déguiser, plutôt que de mettre une prothèse "moche" comme celles fournies par le circuit médical traditionnel. Sans compter son coût de fabrication : moins de 50 euros. Un élément crucial pour l'enfant qui va devoir changer de prothèse plusieurs fois au cours de sa croissance. Et si elle se casse, la famille peut la réparer directement en passant par une imprimante disponible localement. Toutefois, famille comme fabricant ne s'en cachent pas : "il n'y a aucun agrément médical derrière".

Mais qu'importe pour les parents de Maxence pour qui "cela peut changer le regard sur le handicap". Même son de cloche pour Thierry Oquidam, qui espère que "cela permettra à Maxence, d'être le super héros avec un truc en plus et non plus le petit garçon avec un truc en moins."

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