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Trois ans après, un rescapé de Merah refuse de "laisser gagner le terroriste"

Le militaire Loïc Liber se trouvait le 15 mars 2012 à Montauban avec deux collègues quand Mohamed Merah a fait feu.

À Montauban, une plaque commémorative rend hommage aux trois soldats victimes, Abdel Chennouf, Mohamed Legouade, tous les deux abattu et Loïc Liber, aujourd'hui tétraplégique, (le 15 mars 2013).
À Montauban, une plaque commémorative rend hommage aux trois soldats victimes, Abdel Chennouf, Mohamed Legouade, tous les deux abattu et Loïc Liber, aujourd'hui tétraplégique, (le 15 mars 2013).
Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Rescapé de la folie meurtrière de Mohamed Merah, le parachutiste Loïc Liber, aujourd'hui tétraplégique après avoir échappé de peu à la mort il y a trois ans jour pour jour, se souvient d'un "geste lâche" mais refuse de "laisser gagner le terroriste" en "s'accrochant à la vie".

"Je me rappelle très bien de la scène", raconte le militaire guadeloupéen au réseau radio-télé Outre-mer Première. "On était trois. Et cet homme est venu par derrière. C'est un geste lâche. J'étais au mauvais endroit au mauvais moment", ajoute-t-il depuis la chambre d'un hôpital militaire de la banlieue parisienne, tapissée de photos de son île natale et de sa famille, non loin de son béret rouge de parachutiste. L'Antillais se trouvait le 15 mars 2012 à Montauban avec deux autres paras, quand Mohamed Merah a fait feu. Deux militaires ont été tués et Loïc Liber a été laissé pour mort.

"Je me souviens que j'étais au distributeur de billets avec les copains. On rigolait. Et soudain, tout s’est arrêté. Je n'ai rien senti. J'ai perdu conscience et je me suis réveillé sur un lit d’hôpital. Et là, on m'a annoncé qu'on m'avait tiré dessus par derrière, lâchement", raconte-t-il dans une interview séparée au quotidien La Dépêche du Midi de dimanche.

Cet homme, qui m'a fait souffrir, qui me fait encore souffrir, je ne veux pas le laisser gagner

Loïc Liber, rescapé de la fusillade de Mohamed Merah

"Cet homme, qui m'a fait souffrir, qui me fait encore souffrir, je ne veux pas le laisser gagner", ajoute le rescapé à Outre-mer Première, dans son premier témoignage depuis les attentats. "Tant bien que mal, je m'accroche à la vie. Aujourd'hui, je peux bouger la tête et les épaules. Petit à petit, je sens mon corps. J'ai des sensibilités. Je ne lâche rien".  

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"Là, je m'accroche pour essayer d'avoir une meilleure santé. Ensuite, ce sera pour la vie, les projets, voir si je peux faire quelque chose dans la vie. J'aimerais fonder une famille avec ma compagne. Si possible, en Guadeloupe". Des bas, il avoue cependant en connaître, comme lors des attentats parisiens de janvier, qui l'ont replongé trois ans en arrière. "J'ai suivi les infos. Cela m'a fait très mal. J'ai repensé au 15 mars, quand ça m'est arrivé à moi. Cela m'a fait beaucoup de peine, notamment pour la Martiniquaise (NDLR : Clarissa Jean-Philippe) tuée dans le dos".

Le 11 mars 2012, un "tueur au scooter" abattait un parachutiste à Toulouse, avant de tuer deux autres paras le 15 à Montauban, à 50 km de là. Quatre jours plus tard, Mohamed Merah assassinait trois enfants et un enseignant juifs de l'école Ozar Hatorah, à Toulouse. Le tueur sera abattu chez lui les armes à la main le 22 mars. Trois ans après les attentats, un hommage aux sept victimes doit être rendu à Toulouse jeudi.

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