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Trappes : deux jihadistes présumés mis en examen et écroués

Ils sont soupçonnés d'avoir participé au financement des activités de Walid Hamman, un cadre français de Daesh, proche d'Abaaoud et tué par une frappe de la coalition internationale.

Une voiture de police (illustration).
Une voiture de police (illustration).
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Eléanor Douet & AFP

Deux des trois hommes arrêtés mardi 17 janvier à Trappes (Yvelines) et soupçonnés d'avoir participé au financement des activités de Walid Hamman, un cadre français du groupe État islamique (EI) tué en décembre, ont été mis en examen à Paris et écroués, a-t-on appris de source judiciaire dimanche 22 janvier. Les trois suspects, âgés de 28 à 32 ans, avaient été arrêtés mardi par les services de renseignement. L'un d'entre eux a été relâché, tandis que les deux autres ont été mis en examen par les juges d'instruction pour association de malfaiteurs terroriste délictuelle et financement d'une entreprise terroriste, a précisé la source. Les deux hommes ont ensuite été placés en détention provisoire.

Ces mises en examen sont intervenues dans le cadre d'une information judiciaire ouverte au pôle antiterroriste sur une filière d'acheminement de jihadistes depuis la ville de Trappes (Yvelines). L'une des figures de cette filière, Walid Hamman, 32 ans, a été tué le 4 décembre par une frappe de la coalition internationale luttant contre le groupe État islamique, avec deux autres cadres de l'organisation jihadiste, Salah Gourmat et Sammy Djedou, avait annoncé le département de la Défense américain.

700 Français en Syrie ou en Irak

D'après le Pentagone, les trois hommes, qui travaillaient ensemble "pour mettre au point des attentats en Occident", faisaient partie du réseau du Franco-Tunisien Boubaker El Hakim, également tué en zone irako-syrienne le 26 novembre. Proche d'Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats du 13 novembre 2015, Walid Hamman, avait été condamné par défaut en Belgique à cinq ans de prison en juillet 2016 lors du procès de la cellule de Verviers, démantelée dix-huit mois plus tôt.

Selon un état des lieux dressé le 7 novembre 2016 par le premier ministre de l'époque Manuel Valls, près de 1.700 individus ont quitté la France pour rejoindre les rangs jihadistes, en Syrie et en Irak. Les autorités estiment qu'environ 700 y sont encore et que plus de 200 y sont morts. Environ 700 personnes sont visées par l'une des enquêtes judiciaires ouvertes à Paris (mandat d'arrêt ou mandat de recherche), un chiffre auquel il faut ajouter 348 personnes mises en examen, dont 217 en détention provisoire. Au 1er janvier, 83 personnes avaient été condamnées dans des dossiers liés au jihad depuis 2012.

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