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Taxi contre VTC : Orly et Roissy bloqués par les chauffeurs de taxi

Des centaines de chauffeurs de taxi perturbent l'activité des deux aéroports parisiens d'Orly et de Roissy.

Un taxi parisien (image illustration).
Un taxi parisien (image illustration).
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Ils étaient près de 500 chauffeurs de taxi à bloquer mercredi 11 juin les aéroports parisiens d'Orly et de Roissy avant de prendre la route vers Paris à l'occasion d'une manifestation européenne contre les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), accusées de concurrence déloyale.

A Roissy Charles-de-Gaulle, entre 250 et 300 taxis étaient rassemblés sur la base arrière et à l'entrée de l'aéroport, a constaté une journaliste de l'AFP. Munis de brassards jaunes "Taxis en grève" et de pancartes "Non à la concurrence déloyale", les chauffeurs de taxis ont commencé vers 08H30 à quitter leur base pour se diriger vers la capitale. 

A Orly, près de 200 véhicules stationnés en tête des stations de taxis bloquaient la prise en charge des clients, selon une source aéroportuaire.

Le mouvement devrait avoir un impact une bonne partie de la journée

"Une partie du cortège doit partir vers 09H30 mais la prise de passagers risque d'être bloquée par des manifestants une bonne partie de la journée", a poursuivi cette source, qualifiant le mouvement à Orly de "décousu". Un important dispositif policier a été déployé dans les deux aéroports.

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"Les VTC veulent nous tuer", a déclaré à l'AFP Mamoudou Sall, chauffeur de taxi depuis 37 ans, dénonçant "plus de charges, plus de concurrence et moins de liberté et de clients".  Dépourvus de signalétique lumineuse, les VTC peuvent être réservés pour une course mais n'ont en théorie pas le droit de prendre des passagers à la volée dans la rue. Selon les taxis, ils opèrent toutefois régulièrement sans réservation.

On demande toujours plus aux chauffeurs de taxis et moins à ceux qui nous piquent illégalement notre boulot

Manuel Quina, chauffeur de taxi

"Un client a le droit de choisir son moyen de transport mais il faut respecter la loi", a réagi Manuel Quina, taxi depuis cinq ans. "Tout le monde doit pouvoir travailler mais on demande à l'État qu'il prenne en compte que nous avons plus de contraintes que les VTC. On demande toujours plus aux chauffeurs de taxis et moins à ceux qui nous piquent illégalement notre boulot", a-t-il dénoncé.

En France, les fédérations patronales ont appelé à rejoindre ce mouvement européen contre les VTC mais une majorité de syndicats n'a en revanche pas appeler à manifester, préférant continuer le travail avec le gouvernement.

Les tensions restent vives entre taxis et VTC alors qu'une proposition de loi devrait être déposée la semaine prochaine.

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