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Tarn-et-Garonne : un champ de maïs OGM détruit par l'Etat

Un champ de maïs OGM a été détruit par les services de l'Etat dans le Tarn-et-Garonne sous la protection des gendarmes.

Un plant de maïs (illustration)
Un plant de maïs (illustration)
La rédaction numérique de RTL & AFP

Malgré la mobilisation de dizaines d'agriculteurs, les services de l'Etat ont détruit un champ de maïs OGM ce jeudi 5 juin dans le Tarn-et-Garonne sous la protection des gendarmes.

Le préfet de Tarn-et-Garonne exécutait la décision du ministère de l'Agriculture, annoncée la veille, de faire détruire des parcelles plantées de maïs OGM dans son département ainsi qu'en Haute-Garonne voisine, en vertu de l'interdiction de ce type de culture en France. Cette destruction émeut vivement les FDSEA locales, soutenues par la fédération nationale.

L'agriculteur mis en demeure de détruire son maïs

Alain Iches, le président de la FDSEA, a rapporté qu'une quarantaine d'agriculteurs avait tenté sans succès de s'opposer à la destruction du champ près d'Auvillar (Tarn-et-Garonne). Mais plusieurs dizaines de gendarmes les ont empêchés de s'interposer. Selon Alain Iches, le propriétaire a été mis en demeure de détruire trois parcelles couvrant 11 hectares. Et la FDSEA de s'indigner du fait que le préfet n'a même pas attendu ce jeudi après-midi que la justice statue sur un référé introduit par l'agriculteur contre sa mise en demeure.

L'agriculteur, comme son collègue de la Haute-Garonne, ont planté du maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto en mars. Ils ont mis à profit l'annulation par le Conseil d'État de l'interdiction de la culture de ce maïs OGM en France, pour non-conformité au droit européen.

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A la FDSEA, on ne cache pas que la plantation avait une part revendicative et que les exploitants s'attendaient à avoir des soucis. Mais on dit mal accepter la destruction de maïs alors semé en toute légalité.

Interdiction du maïs transgénique en France

Depuis, le gouvernement s'est attaché à sécuriser juridiquement l'interdiction. Le Parlement a adopté début mai une proposition de loi en ce sens, validée par le Conseil constitutionnel. Parallèlement, un accord a été trouvé au niveau européen permettant aux États réfractaires d'interdire de telles cultures.

La FNSEA, volontiers étiquetée pro-OGM, dit refuser que la recherche et le progrès, admis ailleurs, soient déniés à l'agriculture. Elle invoque l'incohérence de la France et de l'Europe à laisser des millions de tonnes de maïs et de soja OGM entrer sur leur territoire.

La FRSEA appelle les agriculteurs à se rassembler vendredi sur les champs également concernés en Haute-Garonne, à Saubens. L'exploitant réensemencera sa parcelle en maïs conventionnel après destruction du maïs OGM, dit-elle. Pour la FRSEA, l'enjeu est aussi celui de la protection des biens. Ces champs avaient été visés début mai par une action de plusieurs dizaines d'anti-OGM emmenés par le député européen José Bové, qui avaient détruit les plants. "Il n'y avait aucune force l'ordre pour protéger la parcelle alors qu'elles étaient prévenues", dit Christian Mazas, président de la FRSEA Midi-Pyrénées.

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