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Suspension de Platini : un sale tour joué à un honnête homme?

REPLAY - Le tribunal arbitral du sport de Lausanne a décidé de maintenir la suspension de Michel Platini jusqu'au 5 janvier.

Bernard Poirette
Bernard Poirette
Crédit : Elodie Grégoire
ON REFAIT LE MONDE DU 11.12.15
30:17

On refait le monde avec : 

- Hélène Pilichowski, journaliste
- Annie Lemoine, journaliste
- Jean-Christophe Buisson, journaliste

Le Tribunal arbitral du sport de Lausanne a décidé ce vendredi de maintenir la suspension de Michel Platini prise par la commission d'éthique de la Fifa. Jusqu'au 5 janvier, le président de l'UEFA a l'interdiction d'exercer toute activité liée au football. La justice interne de la Fifa entendra Michel Platini, soupçonné d'être impliqué dans une affaire de paiement déloyal, le 18 décembre et rendra sa décision avant Noël.

Annie Lemoine veut croire en l'innocence de Michel Platini,  "un type bien" selon elle. "Un bon joueur ne fait pas un bon dirigeant, mais il a été un bon dirigeant" dit-elle. "En plus je pense qu'il défend des valeurs nobles, éthiques", ajoute-t-elle. Pour Annie Lemoine, le "seul défaut" de Michel Platini est "de ne pas être un requin et qu'il est dans le bain des requins". "La bataille n'est pas perdue" selon elle, car Platini peut faire appel après son jugement au comité d'éthique de la Fifa et pourra encore être candidat à la présidence de la Fifa le 27 janvier s'il est blanchi par le tribunal arbitral du sport.

Michel Platini, "pas forcément un saint homme"

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Jean-Christophe Buisson est lui plus critique. Pour lui, "il y a des faits objectifs sur la vie et la carrière de Platini qui permettent de penser qu'il n'est pas forcément un saint homme". Il cite par exemple le rôle qu'il a joué dans la candidature du Qatar pour la Coupe du Monde de 2022 ou encore sa demande aux Brésiliens de manifester après la Coupe du Monde alors que le pays connaissait un mouvement social. Par ailleurs, pour Jean-Christophe Buisson, le bilan du président de l'UEFA n'est "pas positif" concernant ses engagements contre le racisme et la xénophobie dans le football, les transactions douteuses, les paris clandestins et le dopage.

De son côté, Hélène Pilichowski remet sur la table l'hypothèse d'une vengeance de Sepp Blatter, qui voudrait faire tomber Michel Platini avec lui. Selon elle, si la "décision d'aujourd'hui est un mauvais indicateur auprès de l'opinion", elle rappelle qu'il ne s'agit qu'une décision sur la forme qui "n'ajoute rien à l'éventuelle malhonnêteté de Platini". Elle plaide pour l'attente de la décision de fond. Jean-Christophe Buisson conclut en arguant qu'avec l'argent qui circule dans le monde du football, il est "quasiment impossible de résister aux sirènes du milieu".

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