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Serge Lazarevic : l'ex-otage se prépare à "l'année la plus terrible" de sa vie

Libéré en décembre 2014, l'ancien otage au Mali affirme se sentir "seul" avec ses "petits problèmes" alors qu'il dit vivre des "horreurs".

Serge Lazarevic, le 10 décembre 2014
Serge Lazarevic, le 10 décembre 2014 Crédit : AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Le 9 décembre 2014, Serge Lazarevic était libéré après trois ans de captivité entre les mains d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). "La vie est belle de retrouver la liberté", s'était-il alors exprimé le lendemain, lors de son retour en France sur le tarmac de Villacoublay. Mais un an plus tard, l'ex-otage se trouve dans un état psychologique fragile. "Je ne vais pas mieux, c'est pire. (...) Je me prépare à la deuxième année, l'année plus terrible de ma vie au niveau du retour des angoisses, du stress et de tout l'état post-traumatique", a-t-il confié sur France Info.

Rongé de l'intérieur par son "organisme qu'il ne comprend pas" et qui lui fait sentir des "horreurs" et vivre des "cauchemars", le Franco-Serbe a le sentiment d'avoir été oublié par les pouvoirs publics. Il constate notamment qu'il n'est toujours pas par un "médecin référent" alors que le quai d'Orsay lui en avait promis un. "Il faut que je me débrouille, (...) personne ne fait rien", déplore-t-il.

Je suis seul avec mes petits problèmes

Serge Lazarevic
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En juillet dernier, lui qui était le dernier otage français dans le monde avait déjà fait part de son mal-être. À l'époque, il disait avoir été placé dans un studio de 8 mètres carrés. De ce côté là, le problème semble avoir été tout juste résolu et il vit désormais dans un "50 mètres carrés". "J'ai attendu presque un an pour avoir un logement. Je ne l'ai pas grâce à l'État français mais grâce à l'Onac (l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, ndlr)".

Un livre en cours d'écriture

Mais cela ne règle en rien sa solitude qui le fait souffrir. "Je suis seul avec mes petits problèmes", remarque l'ex-otage qui a demandé à sa fille Diane, très présente dans les médias pendant sa captivité, de prendre du recul : "Je l'ai un petit peu effacée de ma vie. Je lui ai dit de ne plus s'occuper de sa vie mais de la sienne. Elle a des choses à faire".

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S'il affirme être en mesure de travailler, il estime que cela serait compliqué à mettre en oeuvre : "Je ne sais pas quand l'espèce de folie me prend. Je ne sais pas ce que ça fait". En attendant, Serge Lazarevic planche sur l'écriture d'un livre "qui sortira au mois d'avril". De surcroît, il compte "monter une association qui s'occuperait de la victimologie des gens". Une manière pour lui de pouvoir proposer aux gens un soutien qu'il aurait voulu recevoir. "Il n'y a pas une association qui est venue me voir depuis que je suis arrivé. Rien, zéro".

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