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Saint-Barthélemy : les tortues vertes, un trésor naturel à protéger

Cap sur les Antilles à la rencontre de Karl Questel, agent d'une réserve naturelle. Grâce à un protocole mis en place, il peut suivre les tortues vertes, une espèce protégée.

La réserve naturelle de Saint Barthélémy
La réserve naturelle de Saint Barthélémy
Crédit : VECC
Les tortues vertes, un trésor naturel de Saint-Barthélemy
05:13
Frédéric Veille - édité par Charlotte Diry

RTL vous propose un avant goût de vacances. On traverse l'Atlantique pour se retrouver à Saint-Barth, aux Antilles, île paradisiaque où l'on protège les tortues marines. La tortue verte y est une espèce menacée qui fait l'objet de toutes les attentions de la part de l'Agence territoriale de l'environnement. 

Rendez-vous donc sur l'une des plus belles plages de Saint Barthélémy, où équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, Karl Questel nous attend. Il est l'un des agents d'une des réserves naturelles, où l'ont observe sans difficulté ces tortues : "C'est la baie de Saint-Jean. C'est une des baies où il y a pas mal de tortues. Les plus jeunes vont être plus près du bord, les plus grosses sont plus au large, plus vers la barrière de corail. Quand je vais plonger, j'emmène un appareil photo, parfois une GoPro. Je m'équipe aussi d'un pointeur laser qui me sert à mesurer les tortues." 

Une tortue sur la plage de Saint jean
Une tortue sur la plage de Saint jean
Crédit : VECC

Sur le bord de la plage, Sébastien Gréau, directeur de l'Agence territoriale de l'environnement, est avec quelques bénévoles, ils tentent de repérer les lieux de pontes de ces tortues vertes, qui par le passé, n'ont pas toujours été protégé. 

"C'est vrai qu'à une époque, les gens consommaient deux viandes : la chèvre et la tortues. Ça a permis aux gens de survivre, il ne faut pas mettre ça de côté non plus. Mais depuis les années 1980, les tortues sont protégées parce que leur nombre avait fortement réduit et il est toujours malheureusement en diminution. Nous ce qui nous intéresse, c'est protéger le sites de pontes, mais aussi les sites d'alimentation. On suit les populations de tortue via le protocole qui a été développé par Karl Questel et ça nous permet d'avoir une estimation pour chaque baie, de la population de tortue. En suivant cette population, on peut voir si elle a tendance à être stable, à augmenter, à se réduire et ça nous permet surtout de suivre individu par individu." 

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Une fois que ces tortues ont été repérées, mesurées et photographiées, que fait-on de toutes ces données ? C'est simple, on retourne à l'Agence territoriale de l'environnement où l'on retrouve Karl Questel qui s'est installé devant son ordinateur et a entré toutes ces données dans un logiciel spécialement conçu. 

Karl Questel devant son ordinateur
Karl Questel devant son ordinateur
Crédit : VECC

"Dès que la session terrain est faite, les tortues sont triées par des critères physiques. Elle sont rangées par catégorie, par un rangement d'écailles. Pour deux heures de terrain, il y a quatre heures d'analyse derrière. Et chaque tortue a un jeu d'écaille unique, c'est sa carte d'identité. Les blessures nous permettent aussi de les trier plus vite, par exemple les ailerons de kit surf."

Les scientifiques apprennent toujours sur ces tortues, notamment sur les lieux qu'elles apprécient pour se nourrir, pour pondre sur leur trajet entre deux observations. Certaines n'hésitent pas à nager plusieurs jours pour aller de l'autre côté de l'île. 

Depuis la mise en place de ce protocole, Karl Questel a aussi observé une donnée très intéressante : "Les tortues changent de couleur suivant leur habitat. Ça on ne le savait pas et ça se voit sur certaines tortues. Une tortue qui va vivre dans un herbier aura tendance à être foncée pour se cacher et une tortue à l'inverse qui va être sur une plage de sable blanc, va devenir très pâle pour se camoufler."

Une tortue verte à Saint Barthélémy
Une tortue verte à Saint Barthélémy
Crédit : VECC

Plus de 300 tortues ont à ce jour été répertoriées dans ce protocole d'identification, qui va dans l'avenir, contribuer à l'amélioration des connaissances de cette espèce qu'il faut absolument protéger. 

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