2 min de lecture Grève

Routiers : les syndicats poursuivent leur mouvement

Les routiers ont décidé de reprendre leurs actions face au refus du patronat de se rasseoir à la table des négociations.

Les syndicats de routiers sont décidés à poursuivre leurs actions de barrages pour pousser le patronat à reprendre les négociations salariales (ici le 21 janvier 2015)
Les syndicats de routiers sont décidés à poursuivre leurs actions de barrages pour pousser le patronat à reprendre les négociations salariales (ici le 21 janvier 2015) Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les syndicats de routiers ont repris jeudi leurs actions devant le refus du patronat de retourner à la table des négociations salariales, après avoir reçu un soutien du gouvernement qui a "déploré" cette politique de la chaise vide.

Devant l'absence des négociateurs patronaux à une réunion convoquée jeudi matin, les représentants de l'intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC), à l'origine d'une mobilisation depuis dimanche, se sont postés devant Matignon pour en appeler au gouvernement.

Ils demandent à être reçus par le Premier ministre Manuel Valls, forts du soutien apporté mercredi soir par Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports, qui a "déploré" le "refus" des fédérations patronales de reprendre le dialogue, jugeant les conditions de négociation "réunies".

Le patronat dit ne pouvoir faire mieux que ce qu'il propose

Pour justifier leur refus d'une nouvelle rencontre avec les syndicats, les fédérations patronales (FNTR, TLF, Unostra et OTRE) estiment qu'"aucun élément nouveau ne permet de reprendre la négociation dans les meilleures conditions et d'espérer la signature d'un accord".

À lire aussi
L'eurodéputé Pierre Larrouturou entame une grève de la faim "pour le climat, la santé et l'emploi" Union européenne
L'eurodéputé Pierre Larrouturou en grève de la faim contre le budget de l'UE

"Il y a des réalités économiques à prendre en compte et les menaces et les actions revendicatives ne changeront rien à ces réalités économiques. Nos entreprises ne sont pas en capacité d'aller au-delà de ce qu'elles proposent" en matière salariale, a déclaré Nicolas Paulissen, délégué général de la FNTR, jeudi sur Europe 1.

Les fédérations patronales assurent en effet ne pas être "en capacité de faire mieux" que les 2% maximum de hausses de salaires qu'elles sont prêtes à consentir, alors que les syndicats réclament 5%.

Alain Vidalies a cependant souligné que les entreprises avaient "bénéficié d'importantes mesures de soutien à l'emploi" dans cette branche où "les salaires conventionnels n'ont pas été augmentés depuis deux ans et certains taux horaires sont inférieurs au Smic".

Actions maintenues et risque de radicalisation

Abasourdis par l'attitude du patronat, selon eux "jusqu'au-boutiste", les syndicats avaient appelé mercredi "à maintenir les actions prévues" sur l'ensemble du territoire.

Les seules perturbations signalées jeudi matin se situaient surtout dans le Nord avec plus de 11 kilomètres de bouchons vers 7h30 sur l'autoroute A1. A Bordeaux, l'opération escargot lancée par les routiers sur le périphérique a été levée par les manifestants "sous la menace des forces de l'ordre", selon la CGT Transports locale.

"Plus le temps avance, plus on a des risques d'amplification, de radicalisation des troupes", a cependant affirmé Patrice Clos (FO).

Mercredi, la CFDT Transports, qui n'a pas encore pris part au mouvement, a également menacé d'un "conflit majeur" en l'absence de nouvelles négociations "dans les prochaines heures". Cette fédération devrait décider jeudi soir de se joindre ou non au mouvement.

Le risque de ne rien obtenir faute d'accord

Faute d'accord, les syndicats n'obtiendront même pas la dernière augmentation proposée par le patronat, soit 2% pour les coefficients les plus bas de la convention collective et 1% pour les cadres. Dans ce cas, les minimums conventionnels de l'année dernière resteront en vigueur.

En 2014, un seul des quatre coefficients dans le transport routier - celui des salariés les plus qualifiés - dépassait le Smic, fixé à 9,53 euros bruts par heure. Le salaire minimum a été relevé à 9,61 euros au 1er janvier.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Grève Syndicats Transports
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants