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Réforme de la SNCF : la CFDT-cheminots n'exclut pas de faire grève

INVITÉ RTL - Après les annonces d'Édouard Philippe sur la réforme de la SNCF, qui bouleverse le statut des cheminots, Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-cheminots s'inquiète.

Un TER stationne dans le dépôt SNCF de la Blancarde, le 3 mai à Marseille
Un TER stationne dans le dépôt SNCF de la Blancarde, le 3 mai à Marseille
Crédit : PATRICK VALASSERIS / AFP
Réforme de la SNCF : la CFDT-cheminots annonce une grève le 12 mars
05:46
Stéphane Carpentier & Bénédicte Tassart

Oui aux ordonnances, mais oui aussi à la concertation. Ce matin, Édouard Philippe a lancé la réforme de la SNCF, pour laquelle le gouvernement recourra bien aux ordonnance, mais annonce également deux mois de dialogues avec les organisations syndicales. Une chose est sûre, terminé le statut à vie pour les nouveaux cheminots

"Aux nouvelles générations, aux apprentis, à tous ceux qui veulent s'engager dans la SNCF, nous disons qu'ils bénéficieront des conditions de travail de tous les Français, celles du Code du travail. À l'avenir, à une date qui sera soumise à la concertation, il n'y aura plus de recrutement au statut", a prévenu le Premier ministre. Et le gouvernement veut faire vite, puisqu'il entend boucler cette réforme avant l'été.

Côté syndicats, l'inquiétude règne. "Statut et ordonnances sont des lignes rouges et de la provocation. Le premier ministre va bien au-delà de ces lignes rouges", déplore Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots. Concrètement, ce dernier explique que le gouvernement "culpabilise" et "met en avant le bouc émissaire, la SNCF, qui serait responsable de la dette et que les cheminots seraient co-responsables de cette dette à travers leur coût".

Une mobilisation dès le 12 mars ?

Les syndicats s'inquiètent du manque de discussions avec le gouvernement, surtout si ce dernier recourt aux ordonnances. "C'est un débat de dupes", pour Didier Aubert qui regrette que les cheminots soient des "boucs émissaires". Ainsi, il s'engage à faire "des propositions d'actions" dans les plus brefs délais.

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Et de renchérir : "On n'a pas le temps d'attendre une grève qui a lieu avec la fonction publique. Le problème du ferroviaire est suffisamment important pour qu'on le traite et que les cheminots se mobilisent. Quant à la date, "il est clair qu'on pourrait profiter des 80 ans de la SNCF", le 12 mars annonce Didier Aubert.

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