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Recul de la CGT dans certaines entreprises : Martinez concède "une part de responsabilité" de la centrale

Philippe Martinez estime dans le "Journal du dimanche" que la centrale de la CGT a sa part de responsabilité dans le recul du syndicat au sein de certaines entreprises.

Philippe Martinez le 17 mars 2015
Philippe Martinez le 17 mars 2015
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le numéro un de la CGT Philippe Martinez concède "une part de responsabilité" de la centrale dans le recul enregistré lors d'élections professionnelles dans plusieurs grandes entreprises, dans un entretien au Journal du Dimanche. Interrogé sur les raisons de ce recul chez "Orange, Air France, Renault, la SNCF", le secrétaire général affirme que "les entreprises publiques évoluent dans le mauvais sens" et "copient la gestion du privé", ce qui crée "un choc pour les salariés".

"Beaucoup croient qu'il n'est pas possible de faire autrement. Notre discours devient plus difficile à entendre. Nous avons une part de responsabilité", dit-il. Mais Philippe Martinez fait parallèlement état de "résultats en progrès dans beaucoup d'entreprises du commerce, par exemple KFC, ou dans des entreprises de la métallurgie". Et "toute la CGT", avec une nouvelle équipe à sa tête, est aujourd'hui "tournée vers l'action" : "On réoccupe notre terrain, celui du social, de la contestation, de la proposition".

Retrouver un "équilibre"

Pour lui, il s'agit aussi de "retrouver l'équilibre entre la présence institutionnelle du syndicat et sa présence avec les salariés". "Nous sommes beaucoup sollicités par le gouvernement et le patronat, un peu aspirés par les rendez-vous", estime-t-il en disant avoir engagé début mars "une série de 2.000 rencontres avec les syndicats". Il s'agit aussi d'être "le syndicat de tous les salariés", cadres et ingénieurs compris, comme des privés d'emploi et des retraités : "Le monde du travail évolue, la CGT en même temps que lui", lance-t-il.

Le monde du travail évolue, la CGT en même temps que lui

Philippe Martinez

Alors que le premier tour des élections départementales a lieu ce dimanche, à une question sur la "séduction" présumée que le Front national exerce sur les ouvriers et les employés, le leader cégétiste répond : "Nous vivons dans un monde qui ne va pas bien. Il y a un vrai malaise des salariés". "Le FN croit y répondre en faisant un grand écart, il soutient à la fois les patrons et les salariés, en faisant parfois croire qu'il reprendrait certaines de nos idées. Surtout, il s'en prend aux étrangers", ajoute-t-il.

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