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Que faire d’une amie ivre ?

On la suit partout comme son ombre et on se tient prête au moindre signe d’évanouissement.

Quand une amie est ivre, il faut bien la surveiller

Crédit : istock

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Tout d'abord, rappelons que la consommation d'alcool est interdite aux moins de 18 ans. C'est imprimé ? Bien. Voyons à présent comment prendre soin d'une amie éméchée.

Être Sam

"Sam" est une opération lancée en 2005 par le gouvernement. L’idée ? À chaque virée entre potes, quelqu’un se porte volontaire à l'avance pour être celui qui ne boit pas et ramène les autres en voiture chez eux, sains et saufs (sous réserve d’avoir le permis, bien sûr). On l’appelle "Sam". Si on n’a pas touché un verre de la soirée et qu’une de nos amies a trop bu, on se propose de la ramener à la maison. Si aucune de nous n’a le permis, on s’organise en amont avec nos parents pour que l’un d’eux vienne nous chercher. Oui, c’est un peu la honte que papa débarque à quatre heures du matin à une fête mais au moins, on est sûre de rentrer en entier.

Avoir les bons réflexes

Notre meilleure amie Sophia a bu le verre de trop et ne se sent pas bien. Mais alors, vraiment pas bien. Elle titube, raconte n’importe quoi, pleure et rigole en même temps. Plus de doute : elle est bourrée. C’est là que débute notre veille attentive. On ne la quitte pas des yeux pour s'assurer qu'elle ne commet pas de bêtises et que personne n'essaie de profiter de son état pour abuser d'elle.

Si elle se dirige vers les toilettes, on l’accompagne pour être sûre qu’il ne lui arrive rien. Au besoin, on lui tient les cheveux si elle rend les excès de la soirée. Une fois qu'elle a repeint les toilettes, il faut qu’elle boive (de l’eau, plus une goutte d’alcool) pour se réhydrater et ne pas tomber dans les pommes.

À écouter aussi

Certes, vomir, c’est dégoûtant. Mais c’est un bon signe, parce que ça veut dire que son organisme se débarrasse ce qui est toxique pour lui. Dès lors, le risque de coma éthylique (le fait de s’évanouir à cause d’une trop grande quantité d’alcool consommée) est très faible.

Maîtriser la position latérale de sécurité

En cas d’évanouissement, il faut réagir tout de suite. On demande à quelqu’un d’appeler le plus vite possible les pompiers et ses parents. Puis, on la met sans plus attendre en position latérale de sécurité, telle que décrite par la Croix-Rouge. On s’agenouille à côté d’elle et on place sa main la plus éloignée de nous contre le côté de son visage proche de nous, pour qu’elle forme une sorte d’oreiller. Ensuite, on soulève sa jambe la plus éloignée pour la mettre en équerre. On passe la main sous l’angle formé et on la fait basculer doucement (pour ne pas risquer de casser des vertèbres ou la colonne vertébrale) vers nous, en laissant bien sa main contre sa joue.

On fléchit la jambe utilisée comme levier en formant un angle droit entre la hanche et le genou. Enfin, on prend bien soin de lui incliner la tête vers le sol, et de lui ouvrir la bouche avec le pouce et l’index pour qu’elle ne s’étouffe pas avec sa langue, ni son vomi (on n’a jamais dit que cet article serait glamour). Le site médical Distrimed propose un schéma pour chaque étape.

En discuter

S’il arrive régulièrement à une amie d’être saoule, on aborde le sujet avec elle. On peut lui demander quel est son rapport à l’alcool, si elle pense ne pas pouvoir s’amuser sans, si elle boit pour oublier quelque chose. Il n’y a pas mal de mal à boire de l’alcool, tant que c’est fait avec responsabilité et pas comme un refuge contre un mal-être.

S’il s’avère que sa relation à l’alcool n’est pas saine, c’est important qu’elle en parle à ses parents, ou à un psychologue. Elle peut contacter le numéro gratuit de la ligne “Alcool Info Service” pour obtenir des conseils.

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