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Pornographie : des médecins appellent à protéger les enfants et ados

D'après une étude du 8 juin, 21% des jeunes de 14 à 24 ans visionnent du porno au moins une fois par semaine. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français interpellent les pouvoirs publics.

"Mums make porn" : l'émission où des mères tournent le film porno idéal pour leurs ados
"Mums make porn" : l'émission où des mères tournent le film porno idéal pour leurs ados
Crédit : GABRIEL BOUYS / AFP
AFP

C'est un cri d'alarme. Vendredi 15 juin, des médecins du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (Cngof) ont appelé "solennellement" les pouvoirs publics à protéger les enfants et adolescents contre la surexposition à la pornographie. 

Les médecins demandent que la loi sur la protection des mineurs soit fermement appliquée. Ils préconisent des campagnes d'information et de sensibilisation régulières, destinées aux enfants, aux ados et aux parents. Ils demandent également que l'information sur la sexualité soit généralisée et renforcée en milieu scolaire.

Pour accéder aux sites pornographiques aujourd'hui, un simple clic sur une case "J'ai 18 ans ou plus" suffit. Le professeur Israël Nisand propose donc de "frapper au porte-monnaie" les diffuseurs. 

Des images consommées de plus en plus tôt

Les ados consomment de plus en plus, et de plus en plus jeunes de la pornographie. 21% des 14-24 ans regardent du porno au moins une fois par semaine, d'après une enquête Ipsos parue le 8 juin. Ils sont 9% à en regarder une fois par jour et 5% plusieurs fois par jour. Pour le docteur Serge Hefez, qui se joint à cet appel, la plupart des adolescents ont déjà vu des images pornographiques avant leurs 14 ans.

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Une consommation qui n'est pas anodine pour leur santé. "Cela a des conséquences sur le développement des jeunes les plus vulnérables et les moins structurés psychologiquement", avec un "rapport peu adapté à la sexualité" et une "addiction", estime le président du Fonds actions addictions, le Dr Michel Reynaud.

D'autant plus que ces images pornographiques leur sont parfois imposées. Plus de 50% des 15-17 ans disaient être déjà tombés dessus sans l'avoir cherché, dans un sondage Ifop de mars 2017.

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