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Pédophilie : un instituteur de maternelle jugé à Créteil

Quatre fillettes ont décrit à la police des gestes inappropriés. L'enseignant, âgé de 48 ans, était apprécié de sa hiérarchie.

L'école maternelle Chateaubriand de Créteil (Val-de-Marne).
L'école maternelle Chateaubriand de Créteil (Val-de-Marne).
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'instituteur dément toute dérive sexuelle et parle de gestes "accidentels". Cet homme de 48 ans est jugé pour des attouchements sur plusieurs enfants, ce vendredi 2 octobre à Créteil (Val-de-Marne).

Un soir de mars 2012, une petite fille de 4 ans mime un geste de masturbation à son retour de l'école. Elle explique à sa mère que son maître lui a touché le sexe quand elle était sur ses genoux. Choquée, la mère se précipite au commissariat. Devant la police, l'enfant réitère son récit et ajoute que d'autres camarades s'assoient sur les genoux de l'instituteur. Interrogés à leur tour, trois autres élèves parlent d'attouchements, baisers sur la bouche, main glissée sur et sous le collant au niveau du sexe ou des fesses.

En garde à vue, l'enseignant nie d'abord, puis avoue avoir posé sa main "au niveau du haut du sexe" ou "au-dessus du pubis" des élèves. Il se justifie en disant que les petites filles étaient "collées" à lui, se frottaient à ses genoux, ou réclamaient "un câlin". Par la suite, il modifie sa version des faits. Devant le juge, il explique qu'il posait sa main sur la hanche ou le bas-ventre de ses élèves, pour éviter une chute quand ils venaient sur ses genoux. Et que, au hasard d'un mouvement brusque de l'enfant, il était possible que sa main se soit posé sur le "haut du sexe", y compris sous la culotte. Mais il réfute toute intention sexuelle, évoquant des "gestes accidentels".

Sa hiérarchie n'avait rien remarqué

À l'école maternelle Chateaubriand de Créteil, ni la directrice, ni l'assistante maternelle n'ont remarqué d'attitudes équivoques du maître envers ses élèves Lors des perquisitions, aucun document pédopornographique n'a été trouvé sur son ordinateur. L'instituteur, qui suivait au moment des faits un traitement antidépresseur inhibant sa libido, était en état de malaise psychologique, anxieux, et manifestait un besoin de réassurance, selon un expert psychiatre.

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L'affaire a traumatisé les parents d'élèves. Reçus par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque Luc Chatel, ils avaient alors dénoncé l'inertie du rectorat, lequel avait écarté tout "dysfonctionnement". Placé sous contrôle judiciaire après sa mise en examen, l'enseignant avait été immédiatement suspendu et remplacé.

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