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Paris, Rouen, Le Havre, Clermont, Bordeaux, Lyon... Ce qui va changer pour les trains Intercités

Le rapport remis par la commission au ministère des Transports préconise un grand ménage.

Un train Intercités (illustration)
Un train Intercités (illustration)
Crédit : MYCHELE DANIAU/AFP
Éric Vagnier & La rédaction numérique de RTL

La géographie des trains Intercités va être revue et corrigée. Ces liaisons entre villes moyennes transportent 100.000 voyageurs chaque jour. Mais certaines font doublon avec d'autres lignes et d'autres moyens de transport. Elles accusent aujourd'hui un déficit de 400 millions d'euros. Une commission mêlant élus et experts sous la houlette du député socialiste Philippe Duron a rendu son rapport au ministère des Transports. Celui-ci préconise un grand ménage : le renforcement de certaines lignes, le report vers l'autocar et la suppression des liaisons qui chevauchent des lignes régionales. Revue de détail.

Renforcer les lignes à fort potentiel

Le rapport préconise du cas par cas. Dans celui de lignes à fort potentiel, il recommande de les rendre plus attractive en investissant dans des trains neufs, plus confortables, en supprimant certains arrêts intermédiaires pour réduire les temps de trajet et en affinant les correspondances avec le réseau TER et TGV. Sont concernés les lignes où la demande existe mais n'est pas toujours satisfaite comme sur les axes Paris-Rouen-Le Havre ou Paris-Clermont-Ferrand.

Remplacer les lignes les moins fréquentées

En revanche, le rapport recommande le remplacement des lignes surdimensionnées et peu fréquentées, et qui ont peu de chance de le devenir, par des autocars, qui seront plus adaptés. La logique est la suivante : mieux vaut dix allers-retours en bus par jour en faisant le plein que deux trains quasiment vides. Philippe Duron verrait bien ces dessertes routières régulières à la place des trains sur des lignes comme Bordeaux-Lyon ou Clermont-Ferrand-Béziers.

Autre option, découper ou tronçonner certaines lignes en bout de TER avec des dessertes plus fines, plus locales, à la charge des régions, alors que les Intercités sont gérées par l'État. Un dispositif qui pourrait s'appliquer par exemple à des liaisons comme Caen-Le Mans-Tours ou Reims-Dijon.

Avancer l'ouverture à la concurrence

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Enfin, le rapport évoque prudemment l'ouverture à la concurrence qui pourrait être expérimentée dès maintenant sans attendre l'échéance de 2019. De quoi stimuler les opérateurs et rendre l'exploitation de ces lignes moins coûteuse. La compagnie privée Thello le fait déjà sur la partie française de sa liaison Marseille-Milan en assurant notamment des trajets Marseille-Nice en concurrence avec la SNCF.

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