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Paris, Lyon, Lille… 200.000 personnes rassemblées en France pour la journée internationale des droits des femmes, selon les organisateurs

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté partout en France ce dimanche 8 mars, pour la journée internationale des droits des femmes. Gisèle Pelicot a notamment participé au rassemblement parisien avec sa fille.

La manifestation du 8 mars, pour la journée des droits de femmes, à Paris, le 8 mars 2026.

Crédit : Benoît Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Les deux femmes étaient acclamées" : Gisèle Pelicot et sa fille côte à côte dans le cortège de la marche du 8 mars à Paris

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"Partout, les femmes luttent": 200.000 personnes ont manifesté dimanche en France selon les organisateurs, autour de 105.000 selon des sources policières ; dont Gisèle Pelicot et Caroline Darian à Paris, pour défendre les droits des femmes, dénoncer les violences sexuelles et la montée du conservatisme. 

Gisèle Pelicot, victime des viols de dizaines d'hommes organisés par son ex-mari et devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles, et sa fille Caroline Darian, ont rejoint le cortège parisien au moment où il s'élançait de Stalingrad, vers 14h30. "On ne lâchera rien!", a lancé Gisèle Pelicot, acclamée par la foule. "Je suis extrêmement honorée d'être ici en présence de ma maman, qui envoie un vrai message d'espoir à toutes les victimes de France", a assuré Caroline Darian. 

Le cortège parisien a rassemblé 130.000 personnes selon la CGT, 32.000 selon la préfecture de police. En dehors de la capitale, les forces de l'ordre ont décompté 73.300 manifestants au total selon une source policière, les cortèges les plus mobilisateurs s'étant tenus à Lyon (9.600 personnes de source policière, 14.000 selon les organisateurs), Toulouse, Rennes, Bordeaux ou Marseille. Quelque 150 rassemblements étaient prévus en France, selon le collectif organisateur, Grève Féministe. 

Solidarité avec les femmes qui subissent de guerre

Dans le cortège parisien mêlant hommes et femmes, où dominait le violet, beaucoup de pancartes dénonçaient les violences de genre. Plusieurs critiquaient aussi le "sales connes" lâché par Brigitte Macron contre des militantes féministes en décembre.  Alice, 39 ans, venue avec ses enfants, voulait leur "expliquer" que c'est "important d'exprimer ce qu'on pense", qu'"en France, on est chanceuses, ce n'est pas le cas partout", a-t-elle dit à l'AFP. 
Le collectif organisateur, Grève féministe, avait donné rendez-vous dans 150 lieux en France. 

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Dans le cortège lillois - où 3.300 personnes ont défilé selon la police, plus de 5.000 selon les organisateurs - Jeanne Delplanque, 20 ans, étudiante et victime de violences conjugales, avait "à coeur" de manifester pour porter "la voix de toutes les femmes qui n'ont plus la leur" ou "n'ont pas trouvé le courage d'en parler", a-t-elle dit à l'AFP. 

"Gisèle PéliQueen", "Not all men but a lot quand même", clamaient des pancartes dans la manifestation toulousaine, organisée dans la matinée. 
Grève féministe veut exprimer sa "solidarité avec les femmes du monde entier qui subissent les guerres parce qu'elles en sont les premières victimes", a déclaré à l'AFP Alexandra Nougarede (FSU), non loin de manifestants arborant des drapeaux palestiniens ou libanais.  

"Le féminisme d'extrême droite n'existe pas"

Les manifestants venaient par ailleurs alerter sur le "danger" représenté selon eux par l'extrême droite, à l'approche des élections municipales, pointant un récent recul des droits des femmes dans le monde, notamment aux Etats-Unis. "Nous sommes en alerte", a indiqué Sarah Durocher, du Planning familial, qui observe en France "des difficultés d'accès à l'avortement sur le terrain".
 
À Lyon, 9.600 personnes ont manifesté, selon la préfecture, encadrées par un important dispositif policier après la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite radicale battu à mort le 12 février dans cette ville. "Le féminisme d'extrême droite n'existe pas", pouvait-on lire sur une pancarte, en référence au groupuscule identitaire Némésis, accusé par les associations féministes "d'instrumentaliser" la lutte féministe à "des fins racistes". 

Dans tous les cortèges, l'émancipation économique des femmes, qui occupent des métiers moins rémunérateurs, davantage à temps partiel, était aussi en tête des revendications. 

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