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Opération sur un foetus : "On limite le handicap mais le bébé n'est pas guéri", dit le professeur Zerah

REPLAY - Professeur de Neurochirurgie Pédiatrique à l'hôpital Necker, Michel Zerah a réalisé la première opération intra-utérine pour réparer une malformation congénitale sur un fœtus de cinq mois.

Michel Zerah, invité de RTL, le 19 novembre 2014
Michel Zerah, invité de RTL, le 19 novembre 2014
Crédit : Paul Guyonnet / RTL.fr
Michel Zerah : "Nous allons limiter le sur-handicap du bébé"
05:42
"On limite le sur-handicap du bébé mais il n'est pas guéri", explique Michel Zerah
05:38
Yves Calvi & Claire Gaveau

C'était une première en France. Michel Zerah, Professeur de Neurochirurgie Pédiatrique à l'hôpital Necker, a réalisé une opération sur un fœtus en juillet dernier. Touché par une malformation du système nerveux, la petite fille est née "d'une naissance très tranquille, comme n'importe quelle naissance par césarienne", il y a dix jours.

On a remis les pendules à -1 pour que cet enfant puisse mener une vie normale

Michel Zerah

L'invité d'Yves Calvi explique "avoir remis les pendules à -1 pour que cet enfant puisse mener une vie normale. On limite le sur-handicap du bébé mais il n'est pas guéri. Cette opération réduit voire enlève le handicap mental, avant d'ajouter, il faudra qu'elle soit suivie pendant toute sa croissance".

Une naissance sur 1000 concernée par cette malformation

Ce phénomène n'est pas si rare que ça. Près d'une naissance sur 1000 est concernée par cette malformation de la moelle épinière : "La peau n'est pas fermée et la moelle épinière n'a pu regagner la colonne vertébrale c'est-à-dire qu'elle est collée à la peau pendant la grossesse", détaille le Professeur. 

La majorité des parents choisissent l'interruption de la grossesse, seulement 10% des couples acceptent le handicap

Michel Zerah

Une maladie extrêmement grave pouvant entraîner une malformation du cerveau : "La majorité des parents choisissent l'interruption de la grossesse, seulement 10% des couples acceptent le handicap". 

Pas plus de 10 à 15 interventions par an en France

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Si l'opération sur un fœtus était une première en France, les Etats-Unis et le Brésil sont les deux pays les plus concernés par cette pratique. Dans l'hexagone, il ne devrait pas y avoir plus de 10 ou 15 interventions par an, Michel Zerah milite surtout pour la prévention : "Ces malformations sont très induites par les carences en vitamines B9 et grâce à une prévention simple, qu'on fait mal en France, on peut réduire de 70% ce risque". 

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