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"On est en mode survie" : après 18 ans à vivre sous le poids des dettes, elle explique comment elle a repris le contrôle

Pendant très longtemps, Samantha a nourri un rapport malsain à l’argent. Son premier crédit, contracté à l’âge de 18 ans, a été le premier d’une longue série qui l’a menée à l’interdit bancaire. Au micro de Faustine, elle explique le déclic qui l’a poussé à remonter la pente.

Samantha UJUV

Samantha : après 18 ans à vivre sous le poids des dettes, elle a réussi à reprendre le contrôle

00:24:21

Zoé Guellerin

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Petite, Samantha associait l’argent au manque et à la restriction. Élevée par une maman solo, elle se rendait bien compte qu’il fallait se serrer la ceinture. Ces difficultés ont rapidement ancré une croyance : puisque l’argent manque toujours, autant le dépenser dès qu’il y en a. "On a envie, on achète", explique Samantha, invitée de Un jour, une vie sur RTL.
C’est dans cette optique qu’elle consume ses premières payes et tombe rapidement dans une boulimie d’achats. Son premier crédit, contracté à 18 ans, est le premier d’une longue série qui la mène à l’interdit bancaire : "On se dit qu'on va prendre un deuxième crédit, et qu'on pourra payer la première dette. Sauf qu'on ne solde jamais une dette avec une autre dette".

Autour d'elle, personne ne se rend compte de la détresse de la jeune femme. "Si vous me connaissiez à l’époque, vous n’auriez jamais pu vous douter que j’étais endettée". Samantha enchaîne les plaisirs : voyages, restaurants, cadeaux… Son comportement ne laisse rien présager. "C'est une honte et un déni. On n'ose pas dire qu'on n'a pas d'argent. On veut rester dans cette illusion". Une fuite en avant qui l’empêche pourtant de se projeter dans le futur. "Quand on est endetté, on est en mode survie. Je ne pouvais pas faire des projets à deux mois, trois mois, c'était impossible".

Il y a eu un ras-le-bol

Samantha sur sa relation à l'argent

Samantha va mener ce train de vie pendant près de 20 ans, jusqu’au déclic qui va changer ses habitudes du jour au lendemain. La lecture d’un ouvrage de l’homme d'affaires Brian Tracy chamboule ses perspectives. L’auteur évoque la loi de Parkinson : cette tendance d’un individu à augmenter son train de vie dès lors qu’il augmente ses revenus. Samantha fait alors le lien avec sa gestion financière.
"Il y a eu un ras-le-bol", affirme-t-elle à Faustine Bollaert. Jusqu’alors, ses primes n’avaient servi qu’à accroître les plaisirs. L’auteur écrit aussi une phrase qu’elle médite, et dont elle décide de faire un mantra : "Quoi qu’on y fasse, le temps va passer ; vous pouvez décider d’être dans une toute autre situation dans un an, ou de ne rien faire et de rester dans votre situation".

Bouleversée par cette lecture, Samantha élabore un plan d’action : à 36 ans, elle se donne 18 mois pour écouler ses 18.000 euros de dettes, et est déterminée à changer sa situation en un an : "Le désendettement est un choix". Elle s’oblige une discipline qui lui interdit toute distraction. "Je n’ai eu aucun plaisir. Il y a même à un moment, dans mon désendettement, où j'avais oublié mon code de carte bleue".

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Cette période de vie change Samantha : au-delà de ses dettes dont elle vient à bout, elle décide d’élaborer une méthodologie qui aide les personnes à sortir du désendettement. Des conseils à  retrouver dans son ouvrage : Ma Méthode zéro dettes (aux éditions Leduc). Au micro de RTL, elle tient aussi à alerter les jeunes parents. "Si on ne blâme pas l'argent pour tous les maux qu’on a, la construction n’est que plus saine".

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