2 min de lecture Loi Travail

Loi Travail : Paris, Nantes, Lyon... Les manifestations continuent dans toute la France

Les manifestants militent pour le retrait de la loi de Myriam El Khomri, après que le gouvernement a décidé d'utiliser le 49.3.

Paris : des opposants à la loi Travail dans les rues de la capitale
Paris : des opposants à la loi Travail dans les rues de la capitale Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les manifestations continuent à Paris et dans les grandes villes de France pour dénoncer la loi Travail. À Paris, un cortège de plusieurs milliers de personnes a défilé sous haute surveillance de la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes, notamment à l'arrivée place Denfert-Rochereau, où des manifestants ont jeté des pavés. "Retrait, retrait de cette loi du pognon, c'est la loi des patrons", crachait la sono, en tête du défilé. 

Selon la préfecture de police, douze interpellations ont été réalisées dont neuf pour ports d'armes prohibés et trois, pour jets de projectile. Par ailleurs, neuf personnes interdites de manifester ont obtenu, ce mardi 17 mai, la suspension des arrêtés qui les visaient. Au total, 53 personnes ont été interdites de manifester en France, selon le ministère de l'Intérieur. 

Des manifestations à Nantes, Rennes et Lyon

À Nantes, les manifestations ont rassemblé entre 3.500, selon la police, et 10.000 personnes, selon les syndicats, où des incidents ont éclaté, comme à Rennes, 6.200 à 80.000 à Marseille, 2.300 à 8.000 à Toulouse, 1.900 à 7.000 à Lyon ou encore 1.600 à 7.000 à Grenoble, selon les sources. À Marseille, où huit personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police, le service de sécurité avait été musclé pour "montrer au public et aux pouvoirs publics qu'on fait tout pour éviter les débordements", a expliqué un membre du service d'ordre (SO) syndical phocéen. 

Les casseurs, "ça suffit et ça ne pourra pas rester sans réponse", a prévenu mardi matin François Hollande. Le président a assuré qu'il ne "céderait pas" sur une réforme qui "a été discutée", "concertée" et "corrigée". Cette nouvelle journée d'action, à l'initiative de sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl), et celle prévue jeudi, sont les sixième et septième en un peu plus de deux mois pour contester le texte de la ministre du Travail Myriam El Khomri, jugé trop favorable aux entreprises. "Avec cette loi, les patrons feront ce qu'ils veulent des salariés", a résumé Eric Sarcinella, un électricien de 52 ans défilant à Lyon. 

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