1 min de lecture Loi Travail

Loi Travail : la "garantie jeunes" testée auprès des réfugiés

Le dispositif est expérimenté auprès d'une cinquantaine de réfugiés, qui touchent 471 euros par mois, et bénéficient d'un accompagnement renforcé vers l'emploi.

Des membres du gouvernement en meeting de soutien au projet de loi Travail, le 8 juin 2016 à Paris
Des membres du gouvernement en meeting de soutien au projet de loi Travail, le 8 juin 2016 à Paris Crédit : AFP / Dominique Faget
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

La mesure faisait partie de la très contestée loi Travail, adoptée après cinq mois de débats et un recours au 49.3. La "garantie jeunes" est actuellement expérimentée par six missions locales du pays. Destinée aux 16-25 ans en situation de précarité, elle permet à des réfugiés de retrouver le chemin de l'emploi. 

Concrètement, cette "garantie jeunes" propose une allocation mensuelle de 471 euros à ceux qui ne travaillent pas et ne font pas d'études, mais aussi un accompagnement renforcé vers l'emploi pendant un an. 105.000 personnes en ont bénéficié en 2016, et le gouvernement table sur 150.000 en 2017. Pour les réfugiés, des cours de français ont été ajoutés, dispensés tous les matins dans les missions locales, par l'Office français de l'immigration et l'intégration. 

Nous avons souhaité proposer un vrai parcours d'intégration

Myriam El Khomri
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Des ateliers socio-professionnels portant sur la présentation, la confiance en soi ou encore l'apprentissage de la mobilité dans Paris leur sont proposés l'après-midi. "Nous avons souhaité proposer un vrai parcours d'intégration, en adaptant plusieurs outils de la politique de l'emploi", a souligné la ministre du Travail Myriam El Khomri, lors d'une visite dans une mission locale à Paris. Cette structure du XVème arrondissement, soutenue par l'État, a fait entrer dans la "garantie jeunes" une vingtaine de jeunes de 18 à 25 ans venus de Libye, d'Afghanistan ou encore du Soudan

Les autres missions locales qui participent à cette expérimentation sont celles de Tulle, Rennes, Dijon, Cherbourg et Montbéliard. Au total, une cinquantaine de réfugiés sont entrés dans le dispositif, explique l'entourage de la ministre. Lors d'une table-ronde avec plusieurs jeunes profitant de cette "garantie jeunes", plusieurs se sont plaints auprès de Myriam El Khomri des écarts de niveaux concernant les cours de français, et jugent excessif les 240 heures de cours qui leur sont imposées. "Je comprends que vous ayez envie de travailler très vite", mais la maîtrise de la langue, y compris à l'écrit, est "un passeport pour la suite", leur a répondu la ministre. 

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