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Les somnifères moins remboursés : certains "hésiteront à payer", dit une pharmacienne

RÉACTION - Une pharmacienne réagit à la recommandation de la Haute Autorité de Santé de diminuer le remboursement des somnifères.

Médicaments (illustration)
Médicaments (illustration) Crédit : JOEL SAGET / AFP
Charlotte Haas
Charlotte Haas
et Patrick Tejero

Pointant du doigt l'intérêt thérapeutique limité des benzodiazépines, la Commission de la Transparence (CT) de la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé jeudi 24 juillet de diminuer le remboursement des somnifères. Celui-ci pourrait ainsi passer de 65% à 15%. 

Sept somnifères sont concernés : le Stilnox, l'Imovane, le Normison, le Mogadon, le Noctamide, le Havlan et le Nuctalon. La HAS préconise aussi de réduire la dose et la durée de traitement des somnifères. 

Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), les Français sont 4 millions à consommer des somnifères. 

Vers un remboursement à 15%

Selon Hélène, pharmacienne à Toulouse, passer de 65 à 15% le remboursement ne devrait pas changer grand chose pour les personnes qui sont déjà sous traitement au benzodiazépine : "Il y a des mutuelles qui prennent en charge le complément, c'est-à-dire les 85%. Pour ces patients là évidemment ça ne changera rien dans le premier temps". 

En revanche, "les gens qui ne sont pas remboursés en totalité auront peut-être des difficultés pour payer ou hésiteront", affirme-t-elle. "Dans la mesure où les gens sont habitués à ces médicaments je crois qu'ils vont avoir beaucoup de mal à s'en passer", ajoute-t-elle. 

Les somnifères, une addiction

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La prise de somnifères n'est pas anodine, elle peut avoir de très graves conséquences, comme des pertes de mémoire et des chutes lors de réveils nocturnes.

La mère de Jean, l'associé d'Hélène, a du mal à se passer des somnifères : "Connaissant les effets secondaires et les inconvénients de ces molécules, j'essaie de la discipliner avec la plus grande difficulté. Le médecin lui-même essaie de la raisonner mais c'est une véritable addiction chez elle. Si elle ne l'a pas, elle me dit qu'elle dort mal."

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