1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Les femmes pourraient être les premières victimes de la loi Macron
1 min de lecture

Les femmes pourraient être les premières victimes de la loi Macron

Selon une association féministe, les femmes pourraient être les premières victimes de la loi Macron qui propose d'augmenter le nombre de dimanches travaillés.

Emmanuel Macron, le 27 août 2014, à L'Elysée. (archives)
Emmanuel Macron, le 27 août 2014, à L'Elysée. (archives)
Crédit : FRED DUFOUR / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les femmes salariées seront les premières victimes de la loi Macron, qui prévoit d'augmenter le nombre annuel de dimanches travaillés dans les commerces, a dénoncé ce lundi une association féministe. Dans un communiqué, le mouvement des efFRONTé-e-s s'insurge contre l'extension du travail du dimanche dans un secteur - grande distribution et commerce - où "près de 80% des salarié-e-s sont des femmes": "caissières, vendeuses, parmi lesquelles des mères célibataires ayant la garde des enfants, pas scolarisés le dimanche, auxquels il faudra trouver un moyen de garde".

"Elles seront les premières victimes de la loi !", souligne l'association de féministes et militants LGBT. "Selon M. Macron, seul-e-s les volontaires travailleront le dimanche ou jusqu'à minuit. Dans un contexte de chômage massif, les salarié-e-s acceptent tout", relève-t-elle encore.

"Lutter contre la fragmentation des horaires de travail"

Pour les efFRONTé-e-s, la loi Macron revient sur le repos dominical, qui permet "à toute la famille de se retrouver", et tend à banaliser le travail de nuit. "En rentrant du travail à minuit, les parents trouveront leurs enfants couchés. Est-ce cela un gouvernement qui se dit préoccupé par la famille, les loisirs, l'émancipation ?", interroge-t-elle.

Rappelant que les femmes "subissent toujours 27% d'inégalités salariales", le mouvement affirme qu'il faut "lutter contre la fragmentation des horaires de travail, la précarisation des contrats, les abus du temps partiel imposé, dont les femmes sont toujours les premières victimes"La loi Macron prévoit notamment de permettre aux commerces d'ouvrir 5 dimanches par an sans autorisation spéciale et jusqu'à 12 dimanches avec une autorisation des mairies. Dans les zones touristiques internationales, ils pourront ouvrir jusqu'à minuit. Le travail dominical ou de nuit doit entraîner des compensations salariales.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/