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"Les écrans détruisent les capacités cognitives de nos enfants" : sur RTL, la professeure Madeleine de Jessey estime que les smartphones ne devraient pas être autorisés aux jeunes de moins de 15 ans

Alors que les élèves français dégringolent au classement Pisa, l'autrice du livre L'École des illettrés estime que le téléphone "savonne la planche" des enseignants d'élèves de primaire et des collégiens.

Madeleine de Jessey, autrice du livre L'école des illettrés, invitée de RTL mardi 8 septembre 2026.

Crédit : RTL

Madeleine de Jessey, professeure agrégée de lettres classiques : "Nos élèves ne savent plus construire des phrases syntaxiquement correctes"

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Alexis Lalemant & Hortense Crépin & Céline Landreau

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Le téléphone portable, ennemi numéro un des enseignants ? Invitée de RTL ce mardi 8 septembre, la professeure de lettres Madeleine de Jessey a estimé que les smartphones représentent l'une des causes majeures de la dégringolade du niveau scolaire des élèves français. 

Si elle ne souhaite pas instaurer de "police du scroll", l'autrice de L'École des illettrés pense qu'il faut "un travail de sensibilisation intensif auprès des parents et des personnels de la petite enfance". 

"On sait aujourd'hui que les écrans interactifs détruisent les capacités cognitives de nos enfants, et les capacités d'attention profondes. Et on sait très bien que c'est dans leur foyer que les enfants regardent le plus les écrans", analyse ainsi Madeleine de Jessey.

Pour elle, l'idéal serait alors d'éviter aux enfants et jeunes adolescents de pouvoir accéder à un écran interactif. "Avant 15 ans, j'aimerais que les parents de collégiens, peu à peu, en viennent à se dire qu'il ne faut pas offrir de smartphone à leurs enfants. C'est savonner la planche des enseignants et c'est entraver le bon développement cognitif. En fait, c'est une violence faite au bon développement cognitif de nos enfants. Nous appartenons à une génération qui a eu la chance inouïe de pouvoir grandir, s'épanouir aux autres et au monde sans smartphone.", déclare l'autrice. 

Le Pisa en guise de catalyseur de solutions éducatives ?

Le constat dévoilé par Madeleine de Jessey s'inscrit dans la lignée de l'étude du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa). Tous les trois ans, cette étude mesure les connaissances des jeunes de 15 ans dans trois domaines : mathématiques, compréhension de l'écrit et sciences.

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760.000 élèves du monde entier - dont 6.500 en France - ont passé les mêmes tests sur des ordinateurs. À l'issue de l'évaluation, chaque pays obtient un score mesurant ses performances.

En France, notre niveau dégringole à chaque étude. Pourtant, le Pisa sert parfois d'électrochoc pour enclencher des réformes. Dernier exemple en date : en 2023, le Pisa montre une baisse historique des élèves en mathématiques.

Pour tenter d'y remédier, le gouvernement crée alors des groupes de niveaux au collège : les élèves y sont répartis en fonction de leurs compétences... Une mesure toutefois supprimée en cette rentrée 2026, faute de résultats probants.

Une chose est sûre : les candidats à la présidentielle ont commencé à dégainer leur programme pour l'éducation, et ils risquent tous de s'appuyer sur PISA pendant leur campagne.

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