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Un élève le jour de la rentrée scolaire, 3 septembre 2018
Crédit : SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP
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Le questionnaire sera distribué en novembre prochain à 10 millions d’élèves, de la grande section à la terminale. Syndicats et représentants de parents d’élèves ont rendez-vous ce mardi 8 septembre au ministère de l’Éducation nationale pour étudier le questionnaire de détection des violences sexistes et sexuelles qui doit être mis en place en novembre prochain.
RTL a pu consulter ce projet de questionnaire qui comprendra différents modèles, l'un pour les élèves de la grande section au CM2, un autre pour les collégiens et un dernier pour les lycéens.
Pour les écoliers, sept questions sont posées. L’élève doit y répondre par oui ou non en entourant ou barrant son choix. On demande par exemple à l’enfant s’il se sent "à l’aise et en sécurité" chez lui et dans les autres endroits où il va.
Autres affirmations auxquelles l’élève doit répondre : "Un adulte ou un enfant m’a déjà demandé de garder un secret qui me rend triste, qui me fait peur ou qui me met mal à l’aise", "Un adulte/un autre enfant a déjà touché des parties intimes de mon corps alors que je n’avais pas besoin d’aide pour me laver ou me faire soigner".
Au collège, la formulation évolue. Les élèves doivent répondre par oui ou par non à 8 questions, parmi lesquelles : "As-tu déjà subi une agression sexuelle (attouchements sexuels, baisers que tu ne voulais pas ou rapports sexuels, etc.) ?", "T’a-t-on déjà poussé(e) ou forcé(e) à regarder ou à envoyer des photos ou des vidéos à caractère sexuel, sur internet ou sur un téléphone ?", "Un adulte ou un autre jeune a-t-il déjà utilisé des pressions, des menaces, du chantage ou la force pour obtenir de toi des gestes ou rapports sexuels ?".
Enfin, au lycée, les élèves doivent, là aussi, répondre par oui ou par non à 10 questions. On leur demande notamment s'ils ont "déjà été filmés ou photographiés dans une situation intime" sans leur accord, ou s'ils ont "déjà subi une agression sexuelle (attouchements sexuels, baisers que vous ne vouliez pas, etc.) ou des rapports sexuels sous la contrainte, la force", ou alors qu'ils "n'étaient pas en état de consentir librement (alcool, drogue, sommeil, surprise) ?".
Ces questionnaires, qui seront anonymes mais sur lesquels les élèves pourront, s'ils le souhaitent, laisser leur nom pour être mis en relation avec un "adulte de confiance", ne sont pas définitifs. Les représentants des enseignants et des parents d’élèves vont pouvoir proposer leurs amendements et le ministère pourra, s’il le souhaite, les retenir et modifier la formulation du document.
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