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Île-de-France : pourquoi des dizaines de lycées maintiennent des blocus ?

Depuis plusieurs semaines, différents lycées parisiens et franciliens sont concernés par des blocus, les élèves dénoncent les violences policières, avec en toile de fond, l'affaire Théo.

Un CRS se tient face à des lycéens réclamant "justice pour Théo", le 2 mars 2017 à Paris
Un CRS se tient face à des lycéens réclamant "justice pour Théo", le 2 mars 2017 à Paris Crédit : CHRISTOPHE SIMON / AFP
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Eléanor Douet

Ils n'ont pas l'intention de faire retomber le mouvement. Depuis le 22 février dernier, de nombreux lycées parisiens et franciliens sont touchés par des blocus, organisés par des élèves dénonçant les violences policières. Le point de départ de ces mobilisations : l'affaire Théo. Après des manifestations organisées à Paris ou encore Bobigny, les lycéens se sont emparés de cette affaire pour afficher leur colère.

Le 23 février dernier, le Mouvement inter-luttes indépendant (MILI), mouvement d'extrême-gauche né lors de l'affaire Leonarda, appelle les lycéens à se mobiliser contre les violences d'État et les classes surchargéesUne dizaine de lycées est alors concernée par des blocus et certains élèves prennent part à un rassemblement place de Nation, à Paris, aux cris de "Justice pour Théo". 

Après cette journée de mobilisation, plusieurs lycées ont maintenu les blocus. Sur Twitter, le compte Infos Blocus suit au jour le jour les événements dans les différents établissements et rapporte certains incidents, parfois violents entre élèves et CRS. Ainsi, l'IGPN a ouvert une enquête après qu'un lycéen a été violemment frappé par des policiers.

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Mardi 7 février, la situation était particulièrement tendue aux abords du lycée Suger, à Saint-Denis. Des fumigènes ont été lancés dans l'enceinte de l'établissement, des policiers ont été caillassés et du mobilier urbain détruit. Au lendemain de ces violences, 54 jeunes, dont 44 mineurs ont vu leurs gardes à vue être prolongées, pour "violences volontaires", "attroupement armé" et "incendie volontaire". 

Cet incident a provoqué l'indignation de la classe politique, de Najat Vallaud-Belkacem (PS) à Valérie Pécresse en passant par François Fillon (LR) ou encore Wallerand de Saint Just (FN). Le candidat à la droite et du centre a notamment évoqué "une véritable émeute, suivie d'une guérilla urbaine dans les rues".

De son côté, le premier ministre Bernard Cazeneuve a accusé le Front national d'"exploiter" à des "fins électorales" les violences au lycée Suger, assurant que le gouvernement ferait preuve d'"une fermeté totale à l'égard de ceux qui s'en prennent à l'ordre public".

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