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Île-de-France : les tests anti-drogue et alcool autorisés dans les lycées

La région dirigée par Valérie Pécresse (LR) va financer les tests salivaires et les éthylotests.

Une salle de classe dans un lycée à Paris, le 12 juin 2013 (illustration)
Une salle de classe dans un lycée à Paris, le 12 juin 2013 (illustration)
Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
James Abbott & AFP

La région Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse (LR), a adopté jeudi le principe controversé de financer des tests salivaires de dépistage de drogue et des éthylotests pour les lycéens franciliens, pour lutter contre les addictions, "source de décrochage scolaire". Malgré l'opposition de la gauche et l'abstention du FN, la région va demander à chaque établissement "d'établir un diagnostic sur la consommation des substances addictives" et d'identifier les éventuels trafics à proximité des lycées.

Pour les chefs d'établissement qui le souhaiteront, les tests de dépistage seront "des outils de diagnostic", menés sous couvert du secret médical, et dont les résultats individuels ne seront pas transmis aux chefs d'établissement mais uniquement à la famille ou au lycéen s'il est majeur.

La région a également adopté la possibilité de détecter des consommations de drogue par l'analyse des eaux usées des lycées, "une détection totalement anonyme" qui donnera "une vision claire et objective" de la consommation dans chaque lycée, a expliqué le groupe MoDem, à l'origine de l'amendement.

"10% des jeunes d'Ile-de-France fument plus d'un joint par jour"

Un élu UDI a distribué des tests salivaires aux élus dans l'hémicycle, jugeant que selon les statistiques, 17 d'entre eux devaient être des fumeurs réguliers de cannabis, et 8 des fumeurs quotidiens. Il a proposé de tester en premier le groupe EELV. Le groupe visé a immédiatement dénoncé une "stigmatisation". "Je n'ai pas dit que vous étiez positifs", a répondu l'élu.

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"10% des jeunes d'Ile-de-France fument plus d'un joint par jour", a affirmé Agnès Evren, vice-présidente chargée de l'Education, affirmant qu'il ne s'agissait "pas d'une politique de suspicion et d'accusation, mais une politique de prévention".

Le FN a dénoncé "un enfumage", le Front de gauche a déploré une "stigmatisation caricaturale", et le PS "le rideau de fumée des tests salivaires" et le "rôle de police" donné aux proviseurs. "Je ne vois pas en quoi les tests salivaires vont agir sur la prévention", a dit Mounir Satouri pour les écologistes, tandis que Jean-Luc Roméro-Michel (Radicaux de gauche) a estimé qu'il s'agissait surtout d'un "effet d'annonce.

Vous ne protégez en rien les lycéens, mais cela va rassurer votre électorat". "Ce ne sera pas un arsenal pénal mais un mécanisme de prévention et de protection", a jugé de son côté le groupe LR, et l'UDI a salué "le courage d'aborder un sujet tabou".

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