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Migrants : la photo qui choque l'Europe

REPLAY - Une ONG a publié, lundi 30 mai, une photo d'un enfant mort noyé pour alerter l’Union européenne sur les conséquences de sa politique étrangère

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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Migrants : la photo qui choque l'Europe Crédit Image : AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

C'est la dernière photo d'une longue série qui a commencé en septembre 2015. Une nouvelle image choquante a été prise par l'ONG allemande Sea-Watch. L'organisation humanitaire souhaite alerter l’Union européenne sur les conséquences de sa politique étrangère. Sur le cliché insoutenable, figure en gros plan un enfant noir, probablement âgé de quelques mois, qui gît dans les bras de l’un des sauveteurs. Une nouvelle image choquante prise par l'ONG allemande. "Le petit réfugié noyé en méditerranée" titre Paris Match qui floute le visage du bébé. Il n'est pas flouté sur le site du Huffington post, ni sur celui du Monde qui titre "La mort en face". L'enfant a péri vendredi 27 mai dans le naufrage de l'embarcation sur laquelle il se trouvait avec sa famille, entre la Libye et l'Italie, comme des milliers d'autres personnes dans l'espoir de gagner l'Europe.

Libération publie la photo dans ses pages ce matin en la recadrant. On ne voit pas le regard du bébé, par respect pour lui et sa famille explique Libé qui titre : "L'image à laquelle on n'aurait pas dû s'habituer". "Il y a dans cette photo à peu près tout ce que contenait celle du petit Aylan, un enfant mort pour rien, un adulte impuissant, pas de coupable à l'horizon, juste une tristesse qui monte toute seule, prête à l'emploi", écrit Frantz Durupt. Pour autant, constate le journaliste du quotidien, "cette image ne provoque pas la sensation attendue". Hier soir, presque 80 heures après sa première diffusion par l'agence Reuters, elle n'a pas fait réagir grand monde sur les réseaux sociaux. Peut-être y a-t-il dans la démarche de Sea-Watch, quelque chose de l'apprentissage en sorcellerie. Peut-être aussi qu'il faut arrêter de ne compter que sur des photos pour changer le monde.

A la une de la presse aussi, les inondations en France

Les mêmes photos partout en une, de l'eau et à la surface ce qui ressemble au toit d'une voiture. Les mêmes mots aussi, déluges, désolation. Et puis l'exaspération. "Il ne manquait plus que ça", titre en une Le Parisien. La dépression doit durer jusqu'à vendredi 3 juin. Dépression au sens météorologique du terme, car c'est bien de météo dont il s'agit. Le phénomène porte même un nom : la goutte froide. En fait, de l'air froid en altitude entre "en conflit  avec des flux plus chauds et éclate en pluie. C'est classique sauf que cette fois la dépression mammouth au-dessus de nos têtes se déplace à la vitesse d'un escargot". La pluie est donc partout. Même en Une du Canard Enchaîné, qui titre : "Hollande : ce n'est pas la pluie qui va m'empêcher d'arroser". Et en sous-titres : "Les chèques de sa politique."

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Et les Échos en Une font les comptes de "ce que vont coûter les cadeaux de Hollande". Chercheurs, intermittents, enseignants, cheminots et bientôt élus locaux. Bercy chiffre tout ça à 4 milliards d'euros, mais l'une des caractéristiques de ces promesses élyséennes, c'est que certaines mesures n'auront qu'un impact limité  cette année, c'est l'année prochaine que leur coût bondira. Exemple : la hausse du point d'indice des fonctionnaires : 600 millions cette année, 2 milliards et demi en 2017. Nicolas Beytout rappelle dans L'Opinion que François Hollande disait à propos des emplois d'avenir "C'est l'état qui paye". On aura dorénavant : "C'est mon successeur qui paiera". Il y a une autre expression pour dire ça : après moi le déluge.

 
En attendant, c'est la chienlit dit Nicolas Sarkozy en couverture de Valeurs actuelles cette semaine. Le président des Républicains dénonce en vrac la pagaille en France, la faiblesse, la lâcheté, la perte totale d'autorité ou le 49.3. "Si vous n'acceptez pas le débat des idées au parlement, il se passe dans la rue. Et puis il répond à la question de sa candidature à la primaire. Oui, il a pris une décision, mais ce ne serait pas encore le moment de s'exprimer sur le sujet, selon lui. Raté pour le scoop.

"Je ne suis pas le DSK des Verts"

Qui a décroché l'interview cette interview de quatre heures de Denis Baupin, qui s'exprime pour la première fois depuis les accusations de harcèlement et agression sexuels portées à son encontre. "Je ne suis pas le DSK des verts. J'ai été jeté en pâture alors même que je n'ai fait l'objet d'aucune plainte", dit-il, laissant aussi entendre que tout cela n'est qu'un règlement de compte politique. Le député conteste tous les faits qui lui sont reprochés. "Embrasser quel'qun de force, ça n'a pas de sens pour moi, la non-violence est ancrée en moi, j'ai même été objecteur de conscience pendant deux ans", assure Denis Baupin.

Il revient aussi sur les fameux SMS salaces envoyés à une députée. "Je conteste totalement le contenu qui ne correspond ni à mon vocabulaire ni à mes fantasmes"; argue le député. Ces SMS je les ai retrouvés, il raconte une tout autre histoire, un jeu de séduction. Un peu plus loin, Denis Baupin reconnait avoir pu être lourdingue. "Je ne vais pas nier que j'ai longtemps été dans une forme de libertinage propre à la culture des écologistes. Avec l'âge, on finit par comprendre que des comportements peuvent inutilement blesser", peut-on lire. À la question : regrettez-vous d'avoir posé avec du rouge à lèvres pour la campagne, Denis Baupin répond par la négative et poursuit :  "J'assume, je suis opposé à toutes les violences faites aux femmes".

Raymond domenech ne supporte pas les bleus

L'ancien sélectionneur de l'Équipe de France pose ce mercredi 1er juin dans la presse, les bras croisés, le  visage fermé et cette phrase : "Je ne supporte pas les bleus". Bon sang de bois, après Éric Cantona, Jamel Debbouze et Karim Benzema dans la presse espagnole, il ne manquait plus que ça, comme le dit Le Parisien. Il faut juste lire en bas à gauche de l'image : "Vous aussi, devenez un adversaire des violences conjugales". Je ne supporte pas les bleus, bien plus efficace qu'un député vert avec du rouge à lèvres.

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