3 min de lecture Crime

L'affaire Mohammed Lahboubi

REPLAY - Dans les années 1980, trois membres de la famille Garti Malaki sont assassinés en Belgique. Un quatrième membre disparaît en 1992 sans laisser de traces. Il faudra attendre 14 ans pour que tous ces crimes soient résolus, grâce à une émission de télévision.

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L'intégrale : L'affaire Mohammed Lahboubi Crédit Média : Jacques Pradel | Durée : | Date : La page de l'émission
Jacques Pradel
Jacques Pradel et Margaux Agnès

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l'équipe de l'émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L'Heure du Crime.

Jacques Pradel
Jacques Pradel Crédit : Elodie Grégoire

L'édito de Jacques Pradel

A la Une de L'Heure du Crime, une ténébreuse affaire de tueur en série qui s’est déroulée en Belgique, à la fin des années 80. L’affaire Mohammed Lahboubi est certainement l’une des plus étranges intrigues criminelles qu’ait connu la Belgique ces dernières années.
Première originalité : Le tueur a frappé uniquement des membres de sa belle-famille. En 1985, son beau-père. Deux ans plus tard, sa belle sœur et son beau-frère. En 1992, on retrouve un corps dans la Meuse. Ce corps sera identifié en 1999, à la suite d’une émission de télévision. Il s’agissait bien de son épouse Kadidja.
Autre fait étrange, malgré un faisceau d’indices qui font de lui le suspect n°1, Mohammed Lahboubi ne sera mis en cause que 14 ans plus tard, en 1999. Explication : Il était devenu l’ami intime des deux chefs d’enquête chargés de résoudre le mystère de cette épidémie de morts violentes
Lahboubi sera finalement condamné à perpétuité en 2003 après un énorme coup de théâtre survenu au cours de son procès.
Nous revenons en détail sur cette affaire extraordinaire avec le journaliste du Soir, Marc Metdepenningen.

Disparitions inquiétantes au sein d'une même famille

En août 1985, Mohammed, 58 ans, le patriarche de la famille Garti Malaki, disparaît. Quelques jours plus tard un chauffeur de taxi remet une lettre anonyme à sa famille. Elle indique l'adresse exacte où retrouver le corps. Dans une cave, son fils et son neveu découvrent le corps de Mohammed. L'enquête révèle que le patriarche était impliqué dans un vaste trafic de stupéfiants et qu'il aurait été tué pour ne pas avoir payé d'autres trafiquants. C'est d'ailleurs ce que révèlent d'autres lettres anonymes.
Moins de deux ans plus tard, le 11 mars 1987, les corps d'un homme et d'une femme sont retrouvés dans la région d'Anderlecht, aux abords d'un chemin de fer. Les victimes : Naïma Garti Malaki, la fille de Mohammed et son mari, Abdellah Ouriaghli Boudoukane. Tous les deux ont été égorgés. De nouvelles lettres anonymes parviennent aux enquêteurs. On évoque là aussi un règlement de compte sur fond de trafic de drogue.
Le 19 mai 1992, Khadija Garti Malaki, la fille de Mohammed, disparait de son domicile de Schaerbeek. Le mari de Khadija, Mohammed Lahboubi, évoque auprès des enquêteurs l'état dépressif, voire suicidaire de sa femme. A nouveau, la piste d'une vengeance de trafiquants de drogue est envisagée. Cinq jours plus tard, à Lives-sur-Meuse, on retrouve le corps d'une femme dans le fleuve, enfermé dans un sac. Le gendarme Théo Vandyck, en charge de l'enquête, et Mohammed Lahboubi, le mari de Khadidja se rendent à la morgue pour identifier la victime mais ne reconnaissent pas Khadija. La victime reste donc non identifiée. 

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Une émission de télévision pour relancer l'enquête

En décembre 1998, le juge d'instruction Guy Coméliau, chargé du dernier dossier, décide de tenter une dernière fois l'identification du corps. Son portrait est diffusé, sous forme de dessin, au cours de l'émission "Appel à témoins" sur la RTBF. Un gendarme de la Brigade de recherche et de surveillance, Philippe Pourbaix, pense reconnaitre Khadija, la fille de Mohhamed, qu'il avait eu l'occasion de rencontrer alors qu'il participait à l'enquête sur les trois premiers assassinats. 
Les différents dossiers sont alors réexaminés et l'on s'intéresse de près à Mohammed Lahboudi. Les tests ADN effectués sur l'homme révèlent qu'il est l'auteur de toutes les lettres anonymes. Ses alibis tombent les uns après les autres et un de ses amis avoue même avoir aidé Mohammed à transporter le corps de Khadija.
Cinq ans plus tard, il comparait devant les Assises de Bruxelles. Reste à déterminer les mobiles de tous ses crimes…

Nos invités

 Marc Met de Penninghen, journaliste au Soir, avait couvert le procès pour son journal en mars 2003

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