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Intempéries : déjà des demandes d'état de catastrophe naturelle

Dans plusieurs départements, les pluies diluviennes provoquent d'importantes difficultés. Illustration dans l'Yonne et dans une prison du Loiret.

Le village de Gidy (Loiret) encerclé par les eaux
Le village de Gidy (Loiret) encerclé par les eaux
Intempéries : déjà des demandes d'état de catastrophe naturelle
05:40
Vincent Parizot & Christelle Rebière

Les deux tiers de la France sont sous la pluie depuis presque trois jours. A mi-journée ce mardi 31 mai, on compte encore sept départements en vigilance orange et un - le Loiret - en vigilance rouge. Dans l'Yonne, la situation est difficile aussi. Emmanuelle Fresnay, directrice de cabinet de la préfecture, évoque une amélioration par rapport à hier soir : "On a toujours une pluie continue mais de façon beaucoup moins importante".

Dans le département, 50 tronçons de routes départementales sont barrés. Des bus remplacent les trains bloqués. On compte encore "trois ou quatre communes" sous surveillance importante. "Il est encore beaucoup trop tôt pour faire une évaluation des dégâts", ajoute Emmanuelle Fresnay, qui a déjà été contactée par plusieurs communes réclamant d'être déclarées en état de catastrophe naturelle.

Polémique à la prison de Saran

La prison de Saran (Loiret) près d'Orléans est en cours d'évacuation. Entre 460 et 500 détenus sont concernés. L'évacuation est délicate : des bus sont mobilisés, mais certaines routes sont impraticables. Les opérations se déroulent sous grosse escorte "par petites vagues", explique Pascal Sabourault. Le délégué régional FO pénitentiaire demande quand même "l'évacuation totale de l'établissement".

Des questions se posent car la prison de Saran a vu le jour il y a deux ans. Comment se fait-il qu'elle soit menacée d'inondations ? Pascal Sabourault a une théorie et il dénonce : "La prison a été construite sur un terrain marécageux. L'administration savait. Elle savait qu'il y avait de l'eau dans les sous-sols. Aujourd'hui, l'eau + les crues = voilà où on en arrive". A Saran, l'eau est montée à 1m80.

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