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Hollande sur l'immigration : tactique et incantatoire pour la presse

Le discours de François Hollande sur l'immigration a montré une approche tactique, selon les éditorialistes.

François Hollande au Musée de l'histoire de l'immigration, le 15 décembre 2014.
François Hollande au Musée de l'histoire de l'immigration, le 15 décembre 2014.
Crédit : YOAN VALAT / POOL / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le discours de François Hollande sur l'apport de l'immigration dans la République est jugé ce mardi par la presse tactique tout autant qu'incantatoire. Pour Le Figaro et son analyste politique Guillaume Tabard, "tout cela n'apporte pas de réponse concrète aux questions que se posent aujourd'hui les Français".

Pour Sud-Ouest aussi, "les réponses suggérées par Hollande pouvaient paraître un tantinet incantatoires", mais son éditorialiste Christophe Lucet se réjouit "que le président s'empare du sujet pour faire entendre un autre son de cloche que l'inquiétude" ambiante.

"Nette ligne de partage"

"François Hollande a tracé une nette ligne de partage avec cette droite de plus en plus tentée par les politiques identitaires et de fermeture", écrit Laurent Joffrin dans Libération, saluant "un de ses discours les plus marqués à gauche depuis le début du quinquennat".

David Guévart, dans Le Courrier picard, voit dans le discours inaugural du Musée de l'histoire de l'immigration "une stratégie claire pour s'opposer au nouveau président de l'UMP et au FN, qui font de l'immigration un fonds de commerce politique".

Droit de vote des étrangers

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En effet, "en prenant l'exact contre-pied de Nicolas Sarkozy, favorable à une refonte complète des accords de Schengen, il tend à faire de son prédécesseur l'allié objectif du Front national", commente Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

En se prononçant à nouveau pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, un de ses engagements de campagne, le chef de l'Etat commet une "petite provocation mitterrandienne (qui) remet quelques gouttes de carburant dans le moteur du Front national au détriment d'un Nicolas Sarkozy", analyse Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain.

Sur le fond, la promesse ne convainc personne. En 2012, elle "pouvait avoir une toute petite chance d'être votée par le Parlement réuni en Congrès, quand le Sénat était encore à gauche et que des hommes d'ouverture à droite et au centre auraient pu faire l'appoint", estime Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées. "Aujourd'hui c'est politiquement trop tard et cela passe pour une défausse, que d'en appeler à la responsabilité des 'forces républicaines' alors que l'opinion s'est raidie sur le sujet", ajoute l'éditorialiste du quotidien palois.

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