2 min de lecture Santé

Grève des médecins : SOS Médecins rejoint le mouvement

L'association SOS Médecins va rejoindre la grève des médecins, mais toutes ses structures resteront réquisitionnées.

Une voiture de SOS Médecins. (Illustration)
Une voiture de SOS Médecins. (Illustration) Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'association SOS Médecins va rejoindre lundi le mouvement de grève du monde médical, a indiqué dimanche 28 décembre son président. Cependant, pour faire face aux risques de pénurie et à l'afflux de patients aux urgences, toutes ses structures sont réquisitionnées.

SOS Médecins participe à compter de lundi 08H00 jusqu'à mercredi au mouvement d'interruption d'activité des médecins libéraux lancé jusqu'au 31 décembre et dont le taux de participation "restera très élevé" les jours à venir, de l'ordre de 80%, selon le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF.

La réquisition des médecins étendue

D'ores et déjà, les réquisitions des quelque 1.000 médecins de l'association qui ne couvraient que des périodes de nuit (20H00-08H00), ont été étendues, explique son président Dominique Ringard. "Les 64 structures sont réquisitionnées: certaines en journée et la nuit, d'autres que la nuit. A Sens dans l'Yonne, SOS Médecins a été réquisitionné du 23 décembre au 6 janvier", dit-il.

On est réquisitionné à tour de bras. Les urgences sont, malgré ce que dit la ministre Marisol Touraine, hyper débordées

Dominique Ringard, président de SOS médecins
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"On est réquisitionné à tour de bras. Les urgences sont, malgré ce que dit la ministre Marisol Touraine, hyper débordées" comme "à Doullens (Somme) où elles ont doublé leur activité" et "sont en saturation" ou à Beauvais où le SAMU "a failli exploser samedi midi", alors que l'ensemble des services d'urgence de l'Oise étaient "au bord du gouffre".

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"On croule sous les appels, par exemple à Amiens le lendemain de Noël on a eu 570 appels, on a vu 400 patients", assure le président de SOS Médecins. Comme les médecins libéraux, l'association est opposée à la généralisation du tiers payant, un dispositif prévu par le projet de loi santé qui est "matériellement hyper compliqué".

Un projet de texte qui "aggrave encore les choses"

L'association fustige surtout un projet de texte qui "aggrave encore" les choses en renforçant les "pouvoirs déjà énormes" accordés aux directeurs des agences régionales de santé.

Qu'on nous laisse travailler H 24 comme on le fait depuis 48 ans maintenant, y compris la nuit profonde: il y a des enfants à voir, des personnes âgées qui ont besoin de nous à leur chevet

Dominique Ringard, président de SOS médecins
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Actuellement, en Nord-Pas-de-Calais et Lorraine, "les directeurs d'ARS ont décidé qu'il n'y avait plus besoin de médecin libéral entre minuit et 08H00, et que les gens devaient se rendre aux urgences. Donc pour un gamin qui a une otite à 02H00 du matin, il faudra aller attendre 4-5 heures aux urgences. Cette politique locale va contribuer à engorger encore plus les urgences pour n'importe quoi, et tout ça à des coûts exorbitants", déplore le médecin.

"Qu'on nous laisse travailler H 24 comme on le fait depuis 48 ans maintenant, y compris la nuit profonde: il y a des enfants à voir, des personnes âgées qui ont besoin de nous à leur chevet", plaide le Dr Ringard.

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