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Fake news : le projet de loi inquiète Reporters sans frontières

INVITÉS RTL - Actuellement débattue à l'Assemblée nationale, la loi sur les fausses informations fait polémique, notamment chez les journalistes.

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Fake news : le projet de loi inquiète Reporters sans frontières Crédit Image : Joël SAGET / AFP | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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Yves Calvi et Éléonore De Marnhac

Alors qu'est actuellement discutée à l'Assemblée la loi sur les fausses informations, plusieurs voix se sont levées notamment contre la définition de la fausse information comme "toute allégation ou imputation d'un fait dépourvu d'éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable". 

"Cette définition (...) nous inquiète vraiment beaucoup", déplore Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters Sans Frontières. "Une information vraie, journalistiquement établie avec un travail sérieux, ce n'est pas nécessairement une information qui présente des éléments de vérification". Et le journaliste de prendre l'exemple de l'affaire Cahuzac révélée par Médiapart dont les informations venaient de témoignages anonymes. Toutefois, "le texte dans son ensemble n'est pas illégitime, il y a un vrai sujet", admet-il.

Gagner 15.000 euros par mois en publiant des fake news

Pour Thomas Huchon, journaliste pour le site Spicee, chasseur de thèses complotistes, la dimension économique manque dans le texte de la loi. "Faire des fake news c'est intéressant car on touche de l'argent avec (...) on a rencontré un américain qui gagnait entre 15 et 20.000 euros par mois en produisant des textes dans lequel il expliquait qu'il avait un dauphin avec lequel il militait contre la masturbation dans les écoles", raconte-t-il. Le journaliste pointe du doigt les plateformes, notamment les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), qui paient pour ces contenus faux qui génèrent de la publicité.  

Mais selon Thomas Huchon, "la vraie manière de lutter contre la désinformation c'est des citoyens mieux éduqués". Et de demander, "s'il vous plait monsieur le Président de la République, Messieurs les ministres, investissez dans l'éducation média".

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