2 min de lecture Police

Europol épingle le fugitif français fan du Joker et présumé tueur à la hache

L'Office européen de police a placé dans la case numéro 10 de son calendrier de l'Avent le nom de Karim Ouali, auteur présumé d'un meurtre sordide en France.

Des voitures de police stationnées à Bobigny, le 30 septembre 2008 (illustration)
Des voitures de police stationnées à Bobigny, le 30 septembre 2008 (illustration) Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
et AFP

Depuis le 1er décembre, un drôle de calendrier de l'Avent permet de découvrir, 24 jours durant, parmi les plus gros caïds européens. L'Office européen de police (Europol) dévoile braqueurs, assassins, cambrioleurs... Tous ont en commun d'être les fugitifs les plus recherchés - "most wanted" - par les polices européennes. À la date de ce 10 décembre, Karim Ouali, un Français suspecté d'un meurtre à la hache, en cavale depuis le 27 avril 2011, a fait son apparition. L'Office européen de police (Europol), a lancé en janvier un site dédié afin d'obtenir tous renseignements dans la traque des individus recherchés par les polices des États membres de l'Union européenne (UE). 

Les auteurs des attentats de Paris et de Bruxelles y ont figuré, et une cinquantaine d'auteurs de braquages ou de meurtres y figurent encore. Depuis le lancement du site, selon Europol, neuf ont été retrouvés grâce à la plateforme comme, en février, le gourou roumain Gregorian Bivolaru, soupçonné d'exploitation de mineurs et de pédopornographie dans son pays, arrêté à Paris. Fort de ce succès, Europol a eu l'idée de sélectionner 24 "most wanted" sous la forme d'un calendrier de l'avent via internet et les réseaux sociaux. "Nous espérons pouvoir offrir aux citoyens un beau cadeau de Noël en capturant certains de ces fugitifs", a affirmé son porte-parole Gerald Hesztera. 

150.000 visiteurs du calendrier

Samedi 10 décembre, la fenêtre s'est donc ouverte sur la photo de Karim Ouali. Né le 21 mai 1976 dans le XVIIe arrondissement de Paris, "Ouali est un type très intelligent qui a mis en scène son crime et sa cavale", selon le commissaire Christophe Foissey, patron de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF). Le 27 avril 2011, ce contrôleur aérien diplômé - parmi les premiers - de l'École nationale de l'aviation civile (ENAC) est suspecté d'avoir tué un collègue, le frappant à plusieurs reprises avec une hache artisanale confectionnée par ses soins. Le corps est retrouvé dans la tour de contrôle de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. 
L'auteur présumé est vite identifié. "Souffrant d'un délire de persécution" selon les enquêteurs, il était en arrêt maladie à partir de décembre 2010. "A priori, mais on n'est sûr de rien, il n'a pas tué de nouveau. Il est dangereux, tapi quelque part, peut-être à l'étranger", affirme le commissaire Christophe Foissey.
 
À son domicile de Saint-Louis, dans le Haut-Rhin, la police retrouve un crucifix à l'envers, ainsi que des cartes de tarot autour d'une statue de Bouddha. Ouali est un adepte de théories du complot. Le matin du crime, il a menacé ses collègues, qu'il accusait de le persécuter. Après le meurtre, le suspect a emprunté plusieurs véhicules pour fuir, sous de fausses identités. L'un de ces véhicules est retrouvé six mois plus tard à Bron, dans la banlieue lyonnaise. À l'intérieur, le joker d'un jeu de cartes. Il semble d'ailleurs être fan du personnage du Joker. L'homme avait également laissé derrière lui un téléphone brouillant les pistes. Depuis, l'enquête patauge. "On a tout épuisé", lâche Christophe Foissey. Mais le policier se veut confiant : selon lui, 150.000 personnes ont déjà effeuillé le calendrier d'Europol.

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