4 min de lecture Euro 2016

Euro 2016 : la presse unanime pour saluer le "récital" des Bleus

Les médias sont euphoriques après la belle prestation de la France, qui a battu l'Islande (5-2) en quart de finale dimanche 3 juillet au Stade de France.

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Euro 2016 : la presse unanime pour saluer le "récital" des Bleus Crédit Image : Thibault Camus/AP/SIPA | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est une rencontre attendue depuis une éternité. Pour les plus de 40 ans, France - Allemagne constitue une madeleine footballistique, et en même temps le terminus de nos folles épopées. 1982 a laissé un match pour la légende auquel le football français se réfère toujours. "Le retourné de Trésor, la joie de Giresse, Bossis accroupi. C'était hier et c'est pour la vie", écrit Dominique Séverac dans Le Parisien, ce lundi 4 juillet. "Cette fois on y croit", titre le journal en Une.

Et la presse dans son ensemble est euphorique après la prestation de la France dimanche soir. "Des bleus chics avant le choc", titre Ouest France. "Le récital bleu" peut-on lire en Une de l'Est Éclair. "La balade des joueurs heureux" titre 20 Minutes. "Reykjavik vite fait bien fait", s'amuse Libération, tandis qu'en Allemagne, Bild s'excuse par avance : "Pardon Pogba", en français dans le texte, "So leicht trefft ihr  gegen uns nicht" ("Ce ne sera pas aussi facile contre nous").

"Presque parfait

"Presque parfait", titre L'Équipe. "Les Bleus ont éteint le volcan, ont torpillé l'Islande, en faisant passer les Anglais pour des imbéciles", écrit Vincent Duluc. Certes le tableau de chasse des Bleus dans cet euro n'est pas énorme, la Roumanie, l'Albanie, la République d'Irlande et l'Islande. Mais c'était déjà le cas par exemple en 1982  avec le Koweït, l'Irlande du Nord, et l'Autriche juste avant Séville. Ah non mince pas Séville", conclut Vincent Duluc.

Le Parisien rappelle un autre souvenir de France - Allemagne. La dernière fois que les deux équipes se sont affrontées, c'était il y a presque huit mois. Un certain 13 novembre 2015 au Stade de France. L'autre France - Allemagne entré dans l'histoire, le match du soir des attentats. Les joueurs allemands avaient refusé de prendre un avion le soir même et avaient décidé de dormir sur des matelas dans leur vestiaire.

"Je suis Rocard"

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"C'était un week-end à mourir" titre Libération en une, avec la photo de Michel Rocard, et en dessous celles d'Elie Wiesel, de Michael Cimino, et d'Yves Bonnefoy. Libération consacre 15 pages à l'ancien Premier ministre décédé samedi 2 juillet. Michel Rocard est également en Une de La Croix, juste une photo, sans titre. "Il était",  écrit Dominique Greiner, "l'homme du temps long". Face au "court-termisme"  de la finance et du système médiatique, il considérait comme indispensable que les gouvernants retrouvent le sens du temps long, ce souci de l’inscription dans la durée de l'action publique  est certainement une des raisons de sa propre longévité politique et de l'hommage unanime qui lui est rendu.

Une unanimité qui semble d'ailleurs en agacer certains ce lundi matin.  Dimanche, toute la classe politique a dit "Je suis Rocard". "Sans repentir aucun et avec une amnésie époustouflante", écrit Pierre Fréhel dans le Républicain lorrain. "Et pourtant", pousuit-il, "le théoricien de la deuxième gauche fut laissé sur le bord de la route par nombre de ses thuriféraires posthumes. Sans même parler de ceux qui l'ont trahi sans vergogne". 

"Hamster érudit"

"Sous la pluie d'hommages, que retenir de l'incroyable carrière de Michel Rocard sinon que ce dernier n'a jamais été capable de gagner l'élection présidentielle?" s'interroge finalement Rémi Godeau dans L'Opinion. "Fait pour exercer le pouvoir, incapable de le conquérir", retient aussi Guillaume Tabard dans Le Figaro, qui note que  Michel Rocard aura gardé jusqu'au bout  une capacité à réfléchir un niveau au-dessus de tous. 

"Il avait fini par incarner une sorte d'idéal romantique du politique", écrit Denis Daumin dans La nouvelle république, celui qui n'est pas fait pour le pouvoir mais pour la bataille des idées, celle-ci , il ne l'a jamais perdu. Pour s'en convaincre, lire l'ultime interview qu'il avait accordé au Point, le 8 juin dernier. Un entretien fleuve dans lequel il donnait sa  définition du "véritable socialisme", c'est, disait-il "l'accès pour tous aux activités de l'esprit". Ainsi parlait "Hamster érudit", le surnom de Michel Rocard chez les scouts.

Elvis Presley et son badge du FBI

Vous verrez d'abord dans la presse ce lundi matin cette photo en noir et blanc de Buchenwald. Le site Slate  raconte l'histoire de ce cliché aujourd’hui exposé au mémorial Yad Vashem, et qui avait été pris à la libération du camp, c'est  devenu une des images les plus connues de la déportation des Juifs d'Europe, on y voit le jeune Elie Wiesel, alors âgé de seize ans

Une autre photo historique s'est glissée dans Paris Match. Nixon se trouve à gauche du cliché et Elvis à droite, lors d'une rencontre dans le bureau ovale de la Maison-Blanche le 21 décembre 1970. Elvis Presley avait proposé au président américain d’infiltrer le mouvement hippie et les Black Panthers. L'entretien devait durer cinq minutes, il sera beaucoup plus long, le temps pour Elvis de convaincre Nixon que Woodstock, c'était juste une occasion de se foutre a poil et de flinguer les Beatles. Elvis finira par obtenir son badge du FBI, il le rendra 4 ans plus tard, quand Nixon tombera avec le Watergate. L'histoire est racontée dans un film qui sort en France le 20 juillet, Elvis et Nixon.

20 minutes raconte ce lundi matin l'histoire d'un détenu jugé vendredi dernier 1er juillet au tribunal de Foix (Ariège), pour détention d'arme blanche. Le parquet avait requis quatre mois de prison ferme, et l'intéressé s'en est plaint. "Quatre mois, c'est trop court, j'aurai pas le temps de suivre une formation à  la maison d 'arrêt, mettez moi 6 mois", a-t-il demandé. "La prison, ce n’est pas le Club Méditerranée ! On ne choisit pas sa peine monsieur", a-t-elle répondu avant de le condamner à trois mois. De là à dire qu'il ne trouvera pas le temps long...

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