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État d'urgence : "La prolongation me paraît justifiée", dit un ex-juge antiterroriste

INVITÉ RTL - Jean-Louis Bruguière approuve la volonté du président de la République, après l'attentat de Manchester.

Jean-Louis Bruguière au micro de "RTL"
Jean-Louis Bruguière au micro de "RTL"
Crédit : Damien Rigondeaud / RTL.fr
J.L. Bruguière : Invité de RTL soir du 24/05/2017
05:27
Julien Absalon
Julien Absalon

Après l'attentat de Manchester, Emmanuel Macron va demander la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre prochain. Mais en a-t-on vraiment besoin ? Jean-Louis Bruguière, ancien juge anti-terroriste, répond par l'affirmative au micro de RTL. "Ce qui s'est passé à Manchester est la confirmation de la permanence d'une menace terroriste extrêmement importante sur l'ensemble de l'Europe. Il faut réagir, continuer et anticiper. La prolongation de l'état d'urgence me paraît justifiée".

Pourtant, seules 0,3% des actes policiers menés dans le cadre de l'état d'urgence ont débouché sur une enquête judiciaire pour des faits de terrorisme. Bon nombre de voix, telles que Amnesty International, s'élèvent ainsi pour demander l'abrogation de l'état d'urgence. "Il faut que nos concitoyens acceptent cette petite diminution des libertés privées au profit d'une augmentation de la sécurité collective", considère Jean-Louis Bruguière, reconnaissant néanmoins que des les perquisitions administratives n'ont "peut-être pas été extrêmement efficaces". Cependant, il donne son aval aux assignations à résidence et les fermetures des lieux de radicalisation.

Au mois de novembre, si la prorogation est effectivement votée, cela fera donc presque deux ans que l'état d'urgence est appliqué. Il avait été déclenché au soir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Au final, il se pourrait même que ce régime d'exception devienne une norme dans la mesure où de futures lois pourraient "reprendre de façon plus pérennes" des dispositions de l'état d'urgence, souligne l'ancien magistrat.

Se défendant d'être pour "l'hyper législation", Jean-Louis Bruguière se dit favorable à l'instauration de nouveaux "instruments" face à la "réalité" de la menace. Il tient néanmoins à ce que la justice reste au cœur de la lutte antiterroriste et espère un représentant des magistrats au sein de la task-force anti-Daesh annoncée par Emmanuel Macron. Ce groupe de travail, rattaché à l'Élysée, comprendra 50 à 60 personnes qui auront comme objectif de prendre des décisions "dans la demi-heure".

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