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En 1976, le casse du siècle d'Albert Spaggiari

LES TRÉSORS RTL - En 1976, le malfaiteur éventre 371 coffres sur les 4.000 de la Société générale en montant un étonnant stratagème.

Albert Spaggiari, entouré de policiers et de son avocat en 1976. Il avait toujours été jusque-là considéré comme le cerveau du braquage.
Albert Spaggiari, entouré de policiers et de son avocat en 1976. Il avait toujours été jusque-là considéré comme le cerveau du braquage.
Crédit : AFP
En 1976, le casse du siècle d'Albert Spaggiari
04:12
Jean-Alphonse Richard & Ludovic Galtier

Les Trésors RTL vous replongent aujourd'hui en 1976. Le Quai des brumes plonge dans l'obscurité. Jean Gabin, 72 ans, géant du cinéma français, est emporté par la leucémie. Sept mois plus tôt, il présidait la première cérémonie des César. Mais ce 20 juillet, c'est un autre film de Gabin, Mélodie en sous-sol, qui s'est joué dans les égouts de Nice. Durant le week-end, sans un bruit, sans un souffle, 371 coffres sont éventrés sur les 4.000 de la Société Générale. Les malfaiteurs sont passés par une rivière souterraine, ont creusé un tunnel de 8 mètres, percé un mur de 30 cm. À Nice, la nouvelle se répand en un éclair. Devant les grilles de la banque, les clients affluent, inquiets, effrayés, excédés.

26 millions envolés et immédiatement la rumeur de photos compromettantes et de dossiers politiques gênants, qui auraient été emportés, enfle. Le casse des égouts ne ressemble à aucun autre. Qui a pu imaginer une telle mise en scène avec cette inscription tracée dans la salle des coffres : "Sans arme, ni haine, ni violence" ? Qui, sauf un desperado en quête de gloire ?

Spaggiari, un ancien para flirtant avec l'OAS

Un tunnel éclairé, trois mois de travail, un commando d'une dizaine d'hommes... Pour le reste, le commissaire Besson se perd en conjectures. À Nice, après un été meurtrier de canicule qui a desséché la France, et presque fait oublier le casse du siècle, un coup de filet policier a lieu. Un photographe de quartier est interpellé. Le grand public découvre Albert Spaggiari, 44 ans, petit bonhomme mais grande gueule. Le sourire malicieux de Monsieur Albert éclipse celui du pharaon Ramsès II, tout juste exposé au Grand Palais, à Paris. 

Spaggiari serait-il le pharaon du crime, le prince noir des égouts ? Dans tous les cas, il n'a rien d'un braqueur ordinaire. Ancien para flirtant avec l'OAS, qui se vante d'avoir mis en joue le général de Gaulle. Il va longtemps joué au chat et à la souris avec les policiers, laissera s'écouler l'hiver puis s'évadera au printemps suivant en sautant du bureau du juge. Un saut de huit mètres, une cavale de douze ans : Brésil, Espagne, jusqu'à sa mort en Italie. Spaggiari est parti en emportant avec lui les secrets de l'année 1976.

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