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Crash Air Algérie : "trop tôt pour faire la moindre hypothèse, estime le BEA

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses a estimé qu'il était trop tôt pour émettre des hypothèses sur les raisons de la catastrophe.

Le site du crash du vol AH5017 au Mali, le 26 juillet 2014.
Le site du crash du vol AH5017 au Mali, le 26 juillet 2014. Crédit : - / DIRCOMPF / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Il est "trop tôt" pour établir une hypothèse surle crash du vol d'Air Algérie, a jugé samedi 26 juillet Rémi Jouty, directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Deux enquêteurs sont arrivés sur le site de la catastrophe qui a fait 118 morts dans le nord du Mali.

"A ce stade, je n'ai aucun retour sur les constatations et il est donc trop tôt pour faire la moindre hypothèse", a déclaré Rémy Jouty. Toutes les pistes restent envisagées, a-t-il ajouté, alors que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait la veille cité les conditions météorologiques comme "l'hypothèse la plus probable" pour expliquer le crash.

Les conditions météo à elles seules ne peuvent pas être une explication

Rémy Jouty
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"D'une façon générale, les conditions météo à elles seules ne peuvent pas être une explication ou un cause d'accident quel qu'il soit. (...) Ce qu'il faudra regarder, c'est la manière dont l'équipage à réagi en fonction des conditions météo qu'il connaissait ou qu'il rencontrait", a expliqué Rémy Jouty.

"L'examen de l'épave consistera aussi à regarder s'il y a ou pas des indices de destruction par explosif. (...) Cela fait partie des choses que les enquêteurs sur place vont regarder, évidemment", a-t-il ajouté.

Les boîtes noires examinées par les moyens techniques français

Selon lui, les deux boîtes noires de l'appareil "devraient être rapatriées vers la France" pour y être analysées, les autorités maliennes ayant "exprimé le souhait que les moyens techniques français du BEA soient utilisés pour (les) lire".

Les deux enquêteurs du BEA sont arrivés dans l'après-midi sur le site de la catastrophe, dans la zone de Gossi, proche de la frontière avec le Burkina Faso, à environ 100 km de Gao (nord-est du Mali). L'avion, loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, s'y est écrasé 50 minutes après son décollage d'Ouagadougou pour Alger dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant 118 morts, dont 54 Français.

Des représentants des victimes se sont rendus samedi sur le site, tandis qu'à Paris, les familles des victimes françaises ont été reçues par le président François Hollande dans l'après-midi.

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