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Comment les algues vont remplacer le bitume de nos routes

REPLAY - Dégivrées pendant l'hiver avec l'énergie du soleil de l'été, truffées de capteurs, capables de recharger une voiture électrique sans contact ou fabriquées avec des algues. À quoi vont ressembler les routes du futur ?

Rémi Sulmont RTL vous en parle déjà Rémi Sulmont
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Comment les algues vont remplacer le bitume de nos routes Crédit Média : Rémi Sulmont | Durée : | Date : La page de l'émission
Rémi Sulmont
Rémi Sulmont et Loïc Farge

À la fin novembre, pendant la conférence sur le climat, vous pourrez voir un échantillon de ces routes du futur. Vous pourrez voir des pistes cyclables en verre, qui captent l'énergie solaire. Dans le Jura, il existe déjà un parking qui dégivre tout seul l'hiver grâce à l'énergie accumulée par le sol pendant l'été. À Berlin pendant un an, jusqu'à l'automne prochain, on va tester des bus à induction qui se rechargent sans contact au-dessus d'une dalle de béton, quand il est à l'arrêt.

Ces innovations dressent le tableau des routes de cinquième génération. On est passé par le chemin de terre, la voie romaine pavée, le macadam et l'autoroute. Le nouveau stade, c'est la route génératrice d'énergie et connectée, constituée de matériaux innovants.

Petits pavés de 10 centimètres

Figurez-vous que bientôt on va faire du bitume non pas avec du pétrole, mais avec des algues. L'un des laboratoires des ponts et chaussées, l'Ifsttar de Nantes, l'a mis au point et compte le tester en vrai d'ici un an. Au départ, c'était une idée folle, celle d'Emmanuel Chailleux : utiliser les restes de la culture des algues. Il a fait chauffer ces résidus à 300 degrés dans une sorte de cocote minute.

"C'est très similaire à ce que l'on peut trouver pour un bitume issu du pétrole : une pâte visqueuse. C'était complètement une surprise. On a trouvé une autre manière de faire du bitume. On va pouvoir continuer à faire des routes quand il n'y aura plus de pétrole ou lorsqu'il sera devenu trop cher pour en faire du bitume", explique-t-il.

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Pour l'instant, on fait des petits pavés de 10 centimètres. Pour recouvrir l'autoroute A7, il faudra attendre une quinzaine d'année. Mais "notre travail de scientifiques, c'est d'être prêt pour l'après-pétrole", espère Emmanuel  Chatilleux.

Inventer des routes plus sures

Par ailleurs, on a truffées nos voitures de technologies, de système ABS et de GPS. Maintenant pour avancer, il faut que la route suivie et s'équipe un peu. Cela existe déjà mais c'est encore rare. Sur l'autoroute A1 Paris-Lille, il y a aujourd'hui des mini-capteurs qui font 5 centimètres. Englués dans le bitume, ils alertent dès qu'il y a des fissures. Cela permet de réparer avant le nid de poule, ce qui fait des économies d'entretien.

L'idée c'est aussi d'inventer des routes plus sures pour nous automobilistes. On peut imaginer que ces mêmes capteurs demain vous informeront dans votre tableau de bord de la localisation d'une plaque de verglas, un petit matin de janvier, si jamais la route ne s'est pas autodégivrée avec l'énergie stockée du soleil de juillet. Fascinant !

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