1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Cœur artificiel Carmat : "Le décès du deuxième patient semble lié à un problème technique", dit un médecin
1 min de lecture

Cœur artificiel Carmat : "Le décès du deuxième patient semble lié à un problème technique", dit un médecin

REPLAY - Le cœur artificiel Carmat a-t-il un avenir, après le récent décès d'un deuxième patient transplanté neuf mois après son opération ? La réponse de Gilles Dreyfus, professeur de chirurgie cardiaque.

Un coeur artificiel fabriqué par Carmat, à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, ici le 21 décembre 2013.
Un coeur artificiel fabriqué par Carmat, à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, ici le 21 décembre 2013.
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Cœur artificiel Carmat : "Le décès du deuxième patient semble lié à un problème technique", dit un médecin
04:24
Yves Calvi & Loïc Farge

Un deuxième patient ayant reçu un coeur artificiel Carmat est mort samedi 2 mai à la suite de complications après avoir vécu de manière "quasi-normale" pendant neuf mois. "C'est à la fois un succès et un échec", affirme le professeur de chirurgie cardiaque, Gilles Dreyfus. 

"C'est un succès parce que le malade allait effectivement très bien et menait de nouveau une vie strictement normale, si on peut dire cela avec un ventricule ou un cœur artificiels et batteries. Le fait qu'il avait une activité physique définit beaucoup une partie de la vie normale", explique le directeur médical du centre cardio-thoracique de Monaco. "Mais c'est aussi un échec. C'est un coup de tonnerre dans un ciel serein, personne ne s'y attendait", poursuit-il. 

Ce n'est pas le malade qui est en cause

Gilles Dreyfus, professeur de chirurgie cardiaque

Le cœur artificiel est-il en cause ou est-ce simplement l'état de santé du patient qui est en cause ? "Sans vouloir être l'accusateur public numéro un, je crois que, sans révéler aucun secret, le communiqué de presse de Carmat dit clairement qu'il y a eu une dérive fonctionnelle de la prothèse", répond Gilles Dreyfus.

En clair : "l'appareil s'est mis à ne plus fonctionner correctement de manière brutale". Pour lui, "ce n'est pas le malade qui est en cause".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/