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Chasse : le prix du permis bientôt divisé par deux

Emmanuel Macron a donné son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros. Une baisse dont bénéficieraient 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année.

Alors que la saison de la chasse ouvre progressivement, les contours de la réforme de la chasse se dessinent.
Alors que la saison de la chasse ouvre progressivement, les contours de la réforme de la chasse se dessinent. Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Caroline Drzewinski
Caroline Drzewinski
et AFP

Une victoire pour les chasseurs. Le prix du permis national de chasse sera bien divisé par deux a indiqué lundi 27 août l'Élysée, précisant les contours d'une plus vaste réforme de la chasse. À l'occasion de la deuxième réunion à haut niveau sur la chasse en six mois, Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois exprimé son soutien à la pratique de la chasse, a donné son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros

Il n'est toutefois possédé que par environ 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année, selon la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Loin d'être une surprise, cette baisse n'est pas une préoccupation majeure des défenseurs de l'environnement, qui s'inquiètent des modalités de la nouvelle gestion des espèces chassables

Lors de la réunion de lundi, la liste de six premières espèces qui seront concernées d'ici la fin de l'année par cette "gestion adaptative" a été annoncée, dont oies cendrées, grands tétras, tourterelles des bois et barges à queue noire. Actuellement, la liste des espèces chassables, principalement des oiseaux et quelques mammifères comme le sanglier, est figée. 

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Polémique autour des espèces chassables

La nouvelle "gestion adaptative", discutée depuis plusieurs mois, repose sur un renforcement de la collecte des données sur l'état de conservation des espèces et sur les prélèvements des chasseurs. Un conseil scientifique qui sera mis en place à l'automne devra éclairer le gouvernement sur les quotas à définir pour chaque espèce concernée. Les chasseurs espèrent que certaines espèces aujourd'hui protégées pourront à terme être chassées. 

Une perspective dénoncée par les défenseurs de l'environnement, qui voudraient que la nouvelle formule ne puisse permettre que de diminuer des quotas de chasse existants. Sur les "64 espèces d'oiseaux" chassées en France, "20 sont sur la liste rouge de l'Union internationale de conservation de la nature" (UICN), a dénoncé lundi sur BFMTV le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg, qui réclame l'interdiction de chasser toutes les espèces sur cette liste

La réforme prévoit d'autre part la création d'un fond de 16 millions d'euros "géré par les chasseurs" (5 euros prélevés sur chaque permis national, abondés par l'État de 10 euros par chasseur) "pour des actions concrètes en faveur de la biodiversité, a indiqué dans un entretien au Figaro le secrétaire d'État à la Transition écologique Sébastien Lecornu, qui pilote la réforme. 

"Premiers écologistes de France ?"

Les chasseurs devront également suivre une formation de remise à niveau tous les dix ans. L'Agence française pour la biodiversité (AFB) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) vont également fusionner, permettant de mutualiser leurs ressources de police de l'environnement, notamment la lutte contre le braconnage et la chasse illégale, a-t-il ajouté.

Alors que la saison de la chasse ouvre progressivement en France d'ici fin septembre, les chasseurs lancent mardi 28 août une grande campagne de publicité dans plusieurs grandes villes avec cette question: "Les chasseurs, premiers écologistes de France ?". Question à laquelle ils répondent oui, mais les défenseurs des animaux comme la Fondation Brigitte Bardot ne partagent pas leur avis. 

"La France ne doit pas rester l'éternelle lanterne rouge de la condition animale, il faut arrêter de se coucher devant les chasseurs !", a dénoncé lundi l'organisation sur Twitter, alors que sa présidente a récemment qualifié Nicolas Hulot de "trouillard" sur ce dossier

Sur la question du bien-être animal, la FNC s'est engagée à mettre en place une "charte" sur la controversée chasse à courre, et les "pièges par noyade" seront interdits, a assuré Sébastien Lecornu, ajoutant que des discussions auront lieu sur d'autres "chasses traditionnelles". 

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Emmanuel Macron a donné son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros. Une baisse dont bénéficieraient 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année.
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