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Carburants: Fos-sur-mer débloqué par la police, le conflit se durcit

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Les auditeurs ont la parole du 24 mai 2016 Crédit Média : Vincent Parizot,Christelle Rebière | Durée : | Date : La page de l'émission
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La rédaction numérique de RTL

Carburants: Fos-sur-mer débloqué par la police, le conflit se durcit

Deux heures d'une intervention policière musclée ont permis ce matin de débloquer le site pétrolier de Fos-sur-Mer dans le Sud-Est, une réponse gouvernementale aux blocages qui font tache d'huile pour obtenir le retrait de la loi travail. 

"D'autres sites (de raffinerie) seront libérés", a promis Manuel Valls, qui a réaffirmé qu'il n'y aurait "pas de retrait" du projet de loi travail. Le Premier ministre s'en est pris frontalement à la CGT, qui est selon lui "dans une impasse". 

La raffinerie Esso et le dépôt de carburants de Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône, dont les accès étaient occupés depuis lundi par des militants cégétistes opposés à la loi travail, ont été dégagés mardi à l'aube. 

Les forces de l'ordre ont rencontré "une résistance importante", jets de projectiles, feux de palettes et de pneus, selon préfecture de police. 

Pour déloger les manifestants, elles ont utilisé des grenades lacrymogènes et des canons à eau. Bilan: sept blessés légers parmi les policiers, selon la préfecture;  "quelques blessés" du côté des manifestants, frappés à coups de matraques, selon la CGT. 

"C'est un déni de démocratie. Le gouvernement persiste à vouloir imposer son diktat", a réagi Serge Coutouris, responsable CGT des dockers du golfe de Fos, joint par l'AFP, annonçant que "d'autres formes d'action étaient envisagées".  

Philippe Martinez, le leader de la CGT, avait prévenu lundi: lorsque les salariés ne sont pas entendus, "ils passent à la vitesse supérieure". 

Avant la huitième journée nationale de mobilisation programmée jeudi par l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL, il a déploré que le gouvernement choisisse "de bomber le torse, (de) gonfler les muscles" au lieu d'être à "l'écoute de ceux qui ne sont pas contents". 
                   
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a appelé les opposants à la loi travail qui bloquent les raffineries à "laisser avancer une France qui travaille, une France qui produit, une France qui croit en son avenir". 
 
Selon le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, "autour de 20% des stations sont fermées ou en grande difficulté" (sur 12.000). 

La préfecture de la zone de défense et de sécurité de l'Ouest a appelé les automobilistes à ne pas procéder à des "approvisionnements de précaution" en carburant, estimant que "rien ne les justifie". 

Le mouvement des routiers semblait, lui, en perte de vitesse. Côté rail, la SNCF prévoit mercredi et jeudi un trafic "perturbé" mais "moins que la semaine dernière (appel à la grève CGT et SUD-rail). A la RATP, la CGT a appelé à une grève illimitée à partir du 2 juin. 


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