2 min de lecture Histoire

Bordeaux : la dépouille de Montaigne "vraisemblablement" découverte

Après l'ouverture du tombeau supposé de Michel de Montaigne, des scientifiques ont annoncé qu'il pourrait "vraisemblablement" s'agir de la dépouille du philosophe.

Le cénotaphe de Michel de Montaigne au musée d'Aquitaine à Bordeaux
Le cénotaphe de Michel de Montaigne au musée d'Aquitaine à Bordeaux Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Louis Rigaudière et AFP

Il était l'un des philosophes les plus connus et reconnus de son temps. Ce mercredi 20 novembre, des scientifiques ont annoncé que Michel de Montaigne repose "vraisemblablement" bien dans un musée de Bordeaux, comme ils le soupçonnaient depuis un an. 

En effet, un tombeau contenant un cercueil en bois avait été découvert, en novembre 2018, dans les sous-sols sur lesquels une plaque en cuivre laissait apparaître le nom du philosophe. "Nous sommes vraisemblablement en présence de Michel de Montaigne" (1533-1592), a affirmé lors d'une conférence de presse Laurent Védrine, directeur du musée d'Aquitaine.

Le cercueil renfermait lui-même un "contenant en plomb" dans lequel ont été détectés grâce à une caméra endoscopique, un fémur, un os du bassin et, "en position isolée", un crâne, a détaillé Hélène Réveillas, archéo-anthropologue à la Métropole de Bordeaux qui dirige les recherches.

"Des indices archéologiques et historiques nous amènent à penser que nous sommes sur la bonne voie. Je le pense mais je n'en suis pas sûr. Il faut le vérifier", a-t-il ensuite précisé. C'est un moment "historique et émouvant", a affirmé Fabien Robert, Premier adjoint de Bordeaux, dont Montaigne fut le maire de 1581 à 1585.

Des opérations de fouilles jusqu'au 22 novembre

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De nombreuses analyses devront être réalisées dans les mois qui viennent par l'équipe d'une quinzaine de scientifiques en charge du dossier : analyse de la structure de pierre du tombeau, étude du cercueil en bois, d'un cylindre renfermant une bouteille déposée à côté du cercueil, de vestiges de tissus. Sans compter les "études biologiques", a ajouté la spécialiste, pour déterminer l'âge et le sexe des restes, la recherche d'ADN et les "indices" que l'on connaît par les archives : le philosophe souffrait de calculs rênaux, avait subi des fractures et son coeur a été extrait à la demande de sa veuve.

Cette opération de fouilles, qui se poursuit jusqu'au 22 novembre, fait suite à de premières recherches sur le sort de la dépouille de l'écrivain, objet de multiples transferts. Inhumé dans la chapelle du couvent des Feuillants, le philosophe avait ensuite été transféré au dépositoire du cimetière de la Chartreuse, à Bordeaux, avant d'être ramené en 1886 au site initial devenu entre temps la faculté des Lettres et des Sciences puis le musée d'Aquitaine.

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