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Des heurts en marge de mouvement des lycéens, le 1er octobre
Crédit : Ed JONES / AFP
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Une semaine de dégradations. Depuis le début du mouvement de blocage lycéen, 824 personnes ont été interpellées en Île-de-France, indique la préfecture de police de Paris ce samedi 3 octobre, précisant que 85% de ces interpellations concernent des mineurs.
"90% des interpellés le sont dans leur département de résidence. Ils viennent dégrader, casser et taper à côté de chez eux. 85% des individus interpellés sont mineurs, pour beaucoup lycéens, mais pas nécessairement issus des lycées aux abords desquels ils commettent des exactions", précise ainsi la préfecture de police à l'AFP. Au moins 255 de ces interpellations en région parisienne ont eu lieu vendredi.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé 1.747 interpellations en France pour la seule journée de vendredi et plus de 5.000 depuis lundi, dénonçant "des violences urbaines" à proximité de près de 160 établissements. "Dégrader son lycée ou le mobilier urbain de son quartier n'a jamais amélioré les conditions d'étude, pas plus que l'agression d'enseignants ou de policiers", a expliqué dans une lettre ouverte le préfet de police de Paris Patrice Faure, évoquant "une évolution préoccupante" du mouvement.
"Nous interviendrons quand il le faudra mais il faut à présent que chacun entende quelles sont ses responsabilités", a-t-il poursuivi sur son compte X. "Quoi qu'ils en disent, ceux qui ont impulsé le mouvement ne le contrôlent plus. Il est ainsi plus que temps de revenir à des formes d'actions pacifiques", a poursuivi Patrice Faure.
Parmi le mouvement, des lycéens déplorent eux-mêmes des dégradations qui desservent leur cause. "Nous, on est là, on demande de meilleures conditions de travail. Derrière, il y a des casseurs qui viennent brûler un lycée. C'est complètement contradictoire avec ce qu'on essaye de demander", déclarent deux lycéennes interrogées par RTL après l'incendie d'un lycée à Salon-de-Provence.
Le préfet de police de Paris rappelle quant à lui la "responsabilité de tous les parents de faire entendre raison à leurs enfants et de leur signifier par quels moyens ils peuvent porter légitimement leurs revendications. Il leur incombe aussi de les protéger de l'influence néfaste qu'exercent sur eux, dans la rue ou sur les réseaux sociaux, les professionnels de l'émeute et leurs sympathisants", a-t-il poursuivi.
Selon la préfecture de police, le mouvement est "pendulaire et tournant". Ainsi, sur l'agglomération parisienne, la contestation a débuté en petite couronne, dans le Val-de-Marne, avant de s'étendre à la Seine-Saint-Denis, aux Hauts-de-Seine et enfin à Paris en marge, mardi, de la journée de mobilisation pour les salaires dans la fonction publique.
Ce ne sont pas les mêmes établissements qui sont bloqués chaque jour, explique encore la PP. "D'une contestation sociale, on est arrivé à des actions dont les auteurs utilisent des modes d'action de violences urbaines (tirs de mortiers tendus sur les forces de l'ordre et sur les personnels de l'éducation nationale, dégradations au moyen d'engins incendiaires, barricades...)", estime encore la préfecture de police.
Au moins 77 policiers ont été blessés, souligne encore la préfecture, vantant "l'abnégation et le professionnalisme d'effectifs qui sortent d'une séquence dense avec la visite du Pape Léon XIV".
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