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Inhumation d'un bébé rom : une enquête ouverte pour discrimination

Le parquet d'Evry à ouvert une enquête préliminaire sur le refus du maire de Champlan d'inhumer un bébé rom sur sa commune.

L'inhumation de Maria Francesca, le bébé rom dont l'inhumation a d'abord été refusée par le maire de Champlan, le 5 janvier 2014 à Wissous.
L'inhumation de Maria Francesca, le bébé rom dont l'inhumation a d'abord été refusée par le maire de Champlan, le 5 janvier 2014 à Wissous.
Crédit : JOEL SAGET / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

A la suite du refus par le maire de Champlan dans l'Essonne d'enterrer dans sa commune un bébé rom décédé le lendemain de Noël, le parquet d'Évry a ouvert dimanche une enquête préliminaire pour "discrimination" a annoncé ce lundi 5 janvier le procureur de la République.

"Cette enquête, confiée à la compagnie de gendarmerie de Palaiseau, aura pour objet de recueillir les déclarations des personnes ayant eu à connaître de cette situation et de déterminer les conditions dans lesquelles ce refus aurait été opposé à la famille", a précisé le procureur Eric Lallement.

Indignation

L'indignation autour de cette affaire a enflé tout le week-end, de la part d'élus et d'associations. Certains ont avoué leur "honte", d'autres ont parlé de "racisme".

Interrogé sur France Inter ce lundi matin, François Hollande a déclaré refuser que la France "s'en (prenne) à l'autre comme ça s'est passé dans ce cimetière". Le Premier ministre Manuel Valls a évoqué "une injure" à la "mémoire" du bébé décédé, Marine Le Pen un "défaut d'humanité".

La famille réside à Champlan

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Le bébé de deux mois et demi, prénommé Maria Francesca, est décédé de la mort subite du nourrisson dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le bidonville de Champlan, où sa famille est installée depuis plus d'un an, selon l'Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR).

La famille avait demandé l'autorisation à la mairie d'enterrer la petite fille au cimetière municipal, mais avait essuyé un refus le 31 décembre, sans "aucune explication", selon le gérant de la société de pompes funèbres. Le bébé a finalement été enterré ce lundi au cimetière de Wissous, à 7 km de Champlan.

A aucun moment, je ne me suis opposé à cette inhumation.

Christian Leclerc, maire de Champlan

Le maire de Champlan Christian Leclerc (divers droite) a plaidé "l'erreur administrative" et finalement présenté dimanche soir ses excuses à la famille. "A aucun moment, je ne me suis opposé à cette inhumation", avait-il affirmé dimanche, après vingt-quatre heures de silence.

Les parents de la petite fille, âgés d'environ 35 ans, vivent depuis au moins huit ans en France. Ils ont deux garçons de 5 et 9 ans, scolarisés à Champlan. La mère a déjà perdu deux garçons en bas âge en Roumanie, selon l'ASEFRR.

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