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Bébé rom dans l'Essonne : Jacques Toubon se dit "bouleversé" et envisage d'agir

Le Défenseur des droits s'est dit "bouleversé" après le refus d'un maire d'autoriser l'inhumation d'un bébé rom.

Dans son rapport annuel, le défenseur des droits Jacques Toubon dénonce une "répression" en France.
Dans son rapport annuel, le défenseur des droits Jacques Toubon dénonce une "répression" en France.
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, se réserve de le droit d'"agir" après le refus du maire de Champlan, dans l'Essonne, d'aurotiser l'inhumation d'un bébé rom dans le cimetière de sa ville. Il s'est dit "bouleversé" et a indiqué dimanche 4 janvier qu'il pourrait se saisir de ce dossier.

"Sur un plan humain je suis bouleversé, stupéfait par cette nouvelle", a déclaré Jacques Toubon à France Inter. "En même temps, en tant que défenseur des droits, dans une situation comme celle- là, je dois avoir toutes les informations pour juger", a-t-il dit.

Une "discrimination devant la mort" ?

Le Défenseur des droits "va appliquer sur cette question la méthode qui est la sienne depuis toujours -obtenir les informations et les points de vue de tous- et peut-être agir", a-t-il dit, en soulignant que la question des "discriminations devant la mort" a déjà été prise en compte par le Défenseur dans le passé.

Il est clair qu'il y a dans cette affaire des questions de droit

Jacques Toubon

"Il est clair qu'il y a dans cette affaire des questions de droit", a insisté Jacques Toubon, laissant entendre qu'il pourrait s'en saisir. Le maire de Champlan, Christian Leclerc, a suscité une émotion importante en refusant l'inhumation dans le cimetière de sa ville, faute "de place", d'un bébé rom décédé le lendemain de Noël.

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Le Défenseur des droits dispose de plusieurs moyens d'actions dont la mise en oeuvre de "solutions contraignantes" pour "recommander à l'administration de prendre des sanctions contre une personne physique ou morale, publique ou privée, soumise à autorisation ou agrément administratifs, qui serait à l'origine d'une discrimination", précise son site internet.

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