2 min de lecture Sécurité

Attentats à Paris : 5 personnes soupçonnées de radicalisation interdites de travailler à l'aéroport de Roissy

Des enquêtes sont menées sur les "5.000 personnels de sûreté" du principal aéroport français, ont expliqué les autorités.

L'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en 2014 (photo d'illustration)
L'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en 2014 (photo d'illustration) Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
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Julien Absalon
et AFP

Depuis les attentats à Paris et Saint-Denis du 13 novembre, le personnel de l'aéroport francilien de Roissy-Charles-de-Gaulle est soumis à une révision de son habilitation à y travailler. Dans le cadre de cette procédure, cinq personnes ont "perdu leur autorisation du fait de radicalisation", a déclaré Philippe Riffaut, préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des aéroports de Roissy et du Bourget, lors d'une conférence de presse tenue vendredi 27 novembre. 
"Il y en a d'autres qui vont venir", a-t-il ajouté. Au total, depuis le début de l'année, 57 personnes se sont vues refuser une première attribution, un renouvellement de badge ou retirer "purement et simplement" leur habilitation. 

Quand un homme refuse de rendre compte ou de travailler avec une femme, c'est un problème

Le préfet Philippe Riffaut
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À Roissy-Charles-de-Gaulle, le principal aéroport français, il faut montrer patte blanche et obtenir le feu vert de l'État pour travailler dans la zone non accessible au public et dite "réservée". Des enquêtes pouvant faire appel aux services de renseignement sont ainsi menées afin de lutter contre la menace terroriste. "Les 86.000 autorisations de travail sur la zone réservée seront revues", a expliqué le préfet en assurant que la priorité se porte sur les "5.000 personnels de sûreté de l'aéroport". 
Désormais, un nouveau paramètre est intégré dans "l'appréciation de la radicalisation" des personnels, à savoir le non-respect de l'égalité homme-femme. "Quand un homme refuse de rendre compte ou de travailler avec une femme, c'est un problème", a estimé le préfet, faisant état de "quelques cas précis".
Depuis la mise en place de l'état d'urgence, plusieurs perquisitions ont par ailleurs été menées dans différentes entreprises de la plateforme aéroportuaire donnant lieu à l'ouverture de 4.000 casiers de personnels. Ni drogues, ni armes n'ont été trouvées, a précisé le représentant de l'État, "juste quelques éléments de littérature religieuse de propagandisme avancé".

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Des enquêtes sont menées sur les "5.000 personnels de sûreté" du principal aéroport français, ont expliqué les autorités.
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2015-11-28 15:52:00
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