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Air France : "Nous aussi on s'est fait violenter", dénoncent les salariés interpellés

REPLAY - "Traumatisés" d'avoir été "traités comme des bandits", les salariés d'Air France poursuivis pour violence sortent du silence.

Les employés d'Air France lors de la manifestation du lundi 5 octobre 2015
Les employés d'Air France lors de la manifestation du lundi 5 octobre 2015
Crédit : AFP
Air France : "Nous aussi on s'est fait violenter", dénoncent les salariés interpellés
01:04
Julien Absalon
Julien Absalon

Quatre des cinq salariés d'Air France poursuivis pour violences aggravées sortent du silence, jeudi 15 octobre. Dix jours après les incidents au comité d'entreprise de la compagnie aérienne, ces employés reviennent dans une unique interview accordée à l'AFP sur cette journée de colère. Ils commentent aussi les interpellations musclées qui ont eu lieu lundi dernier, dès l'aube et devant leurs familles. 

"Ils ont fouillé chez moi, j'avais l'impression d'être un terroriste", lance l'un d'eux qui raconte que le "pire" a été lorsque ses enfants ont demandé : "Il a disparu papa, qu'est-ce qu'il a fait ?". Vient ensuite la garde à vue difficile qui a "traumatisé" un autre salarié. "Nous aussi on s'est fait violenter", déplore-t-il avec l'impression d'être coupable avant même d'être jugé.

On nous prend ce qui nous fait vivre

Un salarié d'Air France

Persuadés de servir d'exemple pour éteindre la révolte, aucun ne s'étend sur la bousculade du 5 octobre. "On n'a rien fait. (...) Je ne regrette pas d'avoir participé à une manifestation pour sauver mon boulot. On est venu là pour nos emplois, pas pour casser", poursuit un employé. Deux autres salariés interpellés dénoncent ainsi une manipulation, selon leur avocat. "Ils ne comprennent pas le déchaînement politique et médiatique. Ils sont dans un double état d'esprit. C'est un choc pour eux-mêmes et surtout ils pensent à leurs collègues.

Ce qui les ennuierait le plus, c'est que cette affaire dissimule en réalité la violence du plan de licenciement", affirme Me Hakiki au micro de RTL. Mis à pied à titre conservatoire et dans l'attente de leur jugement le 2 décembre, ces cinq personnes ont vu leur salaire être suspendu. "On nous prend ce qui nous fait vivre", résume un salarié qui assure néanmoins vouloir "continuer à travailler" pour Air France, "une société que j'aime", conclut-il.

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